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Liban

« Rue Moustapha Badreddine » : la plaque réinstallée après avoir été arrachée


A Beyrouth, une plaque portant le nom de la rue Badreddine, suspecté d'être le cerveau de l'attentat contre Rafic Hariri en février 2005. AFP / ANWAR AMRO

La plaque signalant la « rue du martyr Moustapha Badreddine » à Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth, a été réinstallée hier par des partisans du Hezbollah après avoir été arrachée. La plaque avait été enlevée et jetée sur le bord de la route. S’il a un moment été question d’un acte de vandalisme lié à la polémique qui a accompagné l’installation de cette plaque, concomitante aux séances du Tribunal spécial pour le Liban à La Haye, le président de la municipalité de Ghobeyri a indiqué hier à la MTV que la plaque avait été « temporairement enlevée dans le cadre de travaux liés à un bois dans la région ».

Moustapha Badreddine étant accusé par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) d’être le cerveau présumé de l’assassinat de Rafic Hariri, la décision du conseil municipal de Ghobeyri de baptiser l’une de ses rues du nom de ce responsable militaire du Hezbollah, tué en Syrie en 2016, a fait polémique. Le ministère de l’Intérieur Nouhad Machnouk avait alors envoyé une lettre à la municipalité de Ghobeyri actant de son refus d’attribuer à l’une des rues du quartier le nom du « martyr Moustapha Badreddine ».

Par ailleurs, la municipalité de Ghobeyri, en coopération avec la municipalité de Beyrouth, a mené hier une campagne de nettoyage dans la ville. Des empiètements sur les biens publics entre les deux zones ont été éliminés lors de cette campagne, qui n’a pas été exempte d’incidents. Des coups de feu ont d’ailleurs été entendus dans la journée. « Les irrégularités au sein de la ville étaient nombreuses et s’étaient accumulées », a affirmé le président du conseil municipal de Ghobeyri à la LBCI.


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