Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a averti hier que la région autour de la Syrie risquait de connaître une « guerre perpétuelle » si aucun accord de paix n’était trouvé dans ce pays. « C’est de la responsabilité du (président syrien) Bachar el-Assad, mais aussi de ceux qui le soutiennent, d’engager une solution politique (...) sinon on risque d’aller vers une forme de guerre perpétuelle dans la zone », a-t-il dit lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. « On peut presque dire que Bachar el-Assad a gagné la guerre, on le constate, mais on ne peut pas dire qu’il ait gagné la paix, loin de là. Et quand on gagne la guerre sans gagner la paix, cela veut dire que l’on n’a pas gagné la guerre même si les avancées sur le terrain sont ce qu’elles sont », a fait valoir le ministre français. « Il y a aujourd’hui cinq armées qui se font face en Syrie et les récents incidents montrent que le risque de guerre régionale est bien réel », a martelé Jean-Yves Le Drian.
Dans ce contexte, John Bolton, conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, a affirmé hier que « les forces américaines ne quitteront pas la Syrie tant qu’il y a des troupes iraniennes hors de la frontière de l’Iran ». Toutefois, « comme je l’ai dit plusieurs fois, un changement de régime en Iran ne fait pas partie de la politique de l’administration, a-t-il ajouté. Nous avons imposé des sanctions très strictes à l’Iran, d’autres viendront. Ce que nous attendons de la part de l’Iran, ce sont des changements profonds en termes de comportements », a poursuivi M. Bolton.
Sources : agences


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