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Économie - Fraude Douanière

L’UE réclame plus de trois milliards de dollars à Londres en pleine crise sur le Brexit

La Première ministre britannique Theresa May arrivant pour une photo de groupe lors du sommet informel des dirigeants de l’Union européenne à Salzbourg. Photo Reuters

Bruxelles a donné hier deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros (soit 3,18 milliards de dollars) de droits de douane destinés au budget européen, qui auraient dû être prélevés sur des produits chinois, une demande qui pourrait exacerber des tensions déjà fortes à cause du Brexit. Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi » la Commission européenne a annoncé qu’elle « pourrait saisir la Cour de justice de l’UE ».

Cet ultimatum constitue la deuxième étape d’une procédure dite « d’infraction », ouverte en mars par l’UE contre le Royaume-Uni, à la suite d’un rapport publié en 2017 par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Le gendarme antifraude européen avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants sur des produits chinois importés dans l’UE avaient été éludés à leur entrée sur le sol britannique grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes. Or les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE.

L’OLAF, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros (soit 2,35 milliards de dollars), avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent auprès du gouvernement du Royaume-Uni ». D’autres contrôles menés ensuite par la Commission ont fait apparaître que les pertes pour le budget s’élevaient en fait à 2,7 milliards d’euros, sur une période allant de novembre 2011 à octobre 2017.

Source : AFP

Bruxelles a donné hier deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros (soit 3,18 milliards de dollars) de droits de douane destinés au budget européen, qui auraient dû être prélevés sur des produits chinois, une demande qui pourrait exacerber des tensions déjà fortes à cause du Brexit. Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi » la Commission européenne a annoncé qu’elle « pourrait saisir la Cour de justice de l’UE ».Cet ultimatum constitue la deuxième étape d’une procédure dite « d’infraction », ouverte en mars par l’UE contre le Royaume-Uni, à la suite d’un rapport publié en 2017 par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Le gendarme antifraude européen avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de...
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