Le président cubain Miguel Diaz-Canel a prôné la fermeté face aux États-Unis, alors que les relations entre les deux pays sont en « recul », réaffirmant le caractère communiste de l’île mais aussi la nécessité d’évoluer avec une nouvelle Constitution. Pour son premier grand entretien télévisé depuis qu’il a succédé à Raul Castro en avril, le dirigeant de 58 ans s’est montré partisan d’une ligne ferme face au voisin nord-américain. « Nous maintenons encore des voies de dialogue et notre position est de ne rejeter à aucun moment les possibilités de dialogue, mais cela doit se faire entre égaux, on doit nous respecter et ne pas conditionner notre souveraineté », a-t-il affirmé. « Si le gouvernement des États-Unis garde cette attitude aberrante, il n’y a pas de dialogue (...). Il faudrait demander au président américain s’il veut dialoguer avec Cuba et cela ne peut pas se faire depuis une position toute-puissante », car « nous ne sommes pas disposés à faire des concessions sur les principes ». Le président a réaffirmé par ailleurs que l’embargo avait des effets désastreux pour l’île. « Nous voulons vivre dans des conditions normales pour un pays » car « nous ne sommes une menace pour personne ». Il a affirmé, pour la première fois, son soutien au mariage homosexuel, inclus dans le projet de nouvelle Constitution mais combattu par l’Église catholique.
Moyen Orient et Monde - Cuba
Miguel Diaz-Canel prône la fermeté face aux États-Unis
OLJ / le 18 septembre 2018 à 00h00


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