Le bras de fer social opposant 18 employés licenciés de Saradar Bank à la direction de l’établissement se poursuit. Dans un communiqué adressé à L’Orient-Le Jour ce week-end, la direction de la banque « rejette catégoriquement ce qui a été allégué par les employés licenciés et leur représentant légal dans tous les médias audiovisuels », et indique se « réserver le droit d’engager des procédures judiciaires ».
Sur les 48 employés licenciés par Saradar Bank en 2018, 18 personnes contestent les conditions d’indemnisation proposées par l’établissement. Ils avaient appelé jeudi le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, à intervenir auprès de la direction de la banque après l’échec de la médiation menée par le ministère du Travail. Ils souhaitent bénéficier des mêmes conditions d’indemnisation, qu’ils estiment plus avantageuses, que leurs anciens collègues, licenciés en 2016 et 2017, suite à la fusion entre la Banque de l’industrie et du travail (BIT) et la Near East Commercial Bank (NECB), ayant donné naissance à Saradar Bank SAL, en juin 2017.
Dans ce dernier communiqué, la direction de Saradar Bank affirme pourtant avoir proposé des indemnités et allocations, dont la valeur d’indemnités était presque égale à celle accordée à leurs collègues licenciés en 2017. « La direction s’est efforcée (...) de trouver une solution satisfaisante pour les 18 employés en leur octroyant des allocations supplémentaires, mais sans succès », a ajouté Saradar Bank.


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