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Économie

Électricité : cinq postes de transformation construits à Ersal dans le cadre du projet Baladi

Infrastructures
P. H. B. | OLJ
11/09/2018

La Fondation René Moawad, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAid) et la municipalité de Ersal (nord-est de la Békaa) ont inauguré hier cinq stations de transformation d’électricité mises en service dans le cadre du programme Baladi. « Ces postes haute tension/moyenne tension vont permettre d’améliorer la distribution de courant dans la ville », explique à L’Orient-Le Jour Lynda Khalifé Azar, une des responsables du programme. Pas moins de 2 300 foyers, 440 entreprises et 6 écoles réparties à Ersal devraient en bénéficier, selon le communiqué publié à l’issue de l’inauguration, qui évoque également 16 000 ressortissants libanais et 10 000 réfugiés syriens.

Doté d’un budget de 120 000 dollars – dont 100 000 financés par l’USAid et 20 000 fournis par la municipalité de Ersal –, la construction de ces stations a été lancée en janvier 2017, suite à une proposition de la municipalité de Ersal. « La Fondation Moawad a été chargée de la phase d’exécution, selon le mécanisme habituel du programme. Nous avons lancé des appels d’offres pour sélectionner les prestataires qui l’ont réalisé », a encore expliqué Mme Khalifé Azar.

L’ambassadrice des États-Unis au Liban, Elizabeth Richard, a assuré pendant l’inauguration que le gouvernement américain était « engagé à soutenir les efforts des habitants de Ersal pour redonner vie à leur ville » et à fournir des financements pour d’autres projets de développement local.

Le directeur exécutif de la fondation, Michel Moawad, a pour sa part indiqué que la mise en service de ces transformateurs allait mettre fin à des « années de privation » subies par les habitants de la ville, située à quelques encablures de la frontière syrienne et qui a été prise en étau lors des événements faisant suite au conflit syrien qui a éclaté en 2011. Il a également affirmé que le programme Baladi (acronyme de l’anglais Building Alliance for Local Advancement, Development, and Investment) avait permis le lancement en 2012 de projets qui ont bénéficié à 300 000 Libanais dans l’éducation, la santé ou encore le développement des infrastructures.Électricité du Liban (EDL), l’établissement public chargé de la production d’électricité au Liban, ne parvient pas à fournir suffisamment de courant pour assurer la demande, tandis qu’une grande partie du réseau de distribution a besoin d’être rénové, notamment dans les parties les plus reculées du pays. Depuis 2012, la gestion et la modernisation du réseau dans la Békaa ont été confiées à la société KVA dans le cadre d’une forme de partenariat public-privé (détenues par Arabian Construction Company et Khatib & Alami). Cette dernière n’a cependant jamais répondu aux questions de L’Orient-Le Jour concernant l’évolution des travaux dans les régions dont elle a la charge.



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