Des rebelles houthis au Yémen. Photo d'archives AFP.
Le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué un “nouveau massacre commis par la coalition saoudo-américaine" au Yémen, où 31 personnes seraient décédées dans un bombardement jeudi selon les rebelles houthis, alliés du parti chiite pro-iranien.
Dans le communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi, le Hezbollah affirme que "ce nouveau massacre" ayant notamment visé "des femmes et des enfants" est intervenu "alors que le sang des écoliers du Yémen n’a pas encore séché", et appelle "la communauté internationale à faire face à cette nouvelle agression".
Selon la chaîne al-Massira des rebelles houthis d'Ansarullah, 31 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées jeudi dans un raid de la coalition à al Durayhimi, à une vingtaine de km de la cité portuaire de Hodeidah. Début août, 51 personnes dont 40 enfants avaient été tuées dans le nord du Yémen lors d'un raid aérien attribué à la coalition anti-rebelles sous commandement saoudien, ce qui avait suscité une vague de réprobation internationale.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait reçu la semaine dernière une délégation d'Ansarullah, menée par le porte-parole du mouvement, Mohammad Abdel Salam, provoquant une vive réaction du ministre d'Etat émirati pour les Affaires étrangères, Anwar Gargash, qui a estimé qu'il s'agissait d'une violation de la politique de distanciation.
Dans un tweet montrant une photo de l'entretien entre Hassan Nasrallah et la délégation houthie, la délégation US aux Nations unies a estimé que "cette réunion entre le Hezbollah et les dirigeants houthis révèle la nature de la menace terroriste régionale". "Les affidés de l'Iran au Liban et au Yémen représentent d'importants dangers à la paix et la stabilité au Proche-Orient tout entier. La communauté internationale devrait noter cela et être très inquiète", a ajouté le commentaire, retweeté par Nikki Haley, la représentante des Etats-Unis à l'ONU.
Les rebelles houthis, issus de la minorité zaïdite (une branche du chiisme), sont soutenus par l'Iran qui dément toutefois leur fournir un appui militaire. L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, piliers de la coalition sunnite qui intervient depuis 2015 au Yémen pour aider les forces progouvernementales, assurent que le Hezbollah a envoyé des combattants au Yémen auprès des houthis, ce que le parti de Dieu dément.


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