Des policiers déployés à Trappes, au sud-ouest de Paris, après une attaque au couteau revendiquée par l’EI. Toutefois, les faits seraient l’acte d’un « déséquilibré » qui a tué sa mère et sa sœur, avant d’être abattu par la police. Thomas Samson/AFP
Un homme armé d’un couteau a tué sa mère et sa sœur, et blessé grièvement une troisième personne qui ne fait pas partie de sa famille, hier près de Paris, avant d’être tué par la police, les autorités évoquant l’acte d’un « déséquilibré » plutôt qu’une attaque terroriste, malgré une revendication de l’EI.
Après avoir commis ces meurtres au domicile de sa mère, l’homme, qui était fiché pour apologie du terrorisme, est sorti dans la rue, couteau à la main, pour se diriger vers les policiers qui tentaient de l’interpeller. Les forces de l’ordre ont alors fait feu, le blessant mortellement, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui s’est immédiatement rendu dans la commune défavorisée de Trappes, à 30 km au sud-ouest de Paris, où se sont déroulés les faits. L’EI a affirmé que le « combattant » de Trappes avait commis l’attaque « à la faveur des appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition » internationale anti-EI, a indiqué l’agence de propagande du groupe jihadiste, Amaq. Mais pour le ministre français de l’Intérieur, l’agresseur a « plutôt un côté déséquilibré, plutôt que quelqu’un d’engagé et quelqu’un qui pourrait répondre aux ordres et consignes d’organisations terroristes, et de Daech (acronyme arabe de l’EI) en particulier ». « Il apparaît que le criminel avait des problèmes psychiatriques importants », a insisté le ministre. « Pour le moment », la justice n’a « pas reconnu la qualification terroriste », a-t-il souligné, même si l’assaillant était « fiché pour des faits d’apologie du terrorisme », a-t-il ajouté.
La crédibilité des revendications de l’EI est de plus en plus contestée par les experts, qui pointent parfois du doigt des revendications opportunes alors que le groupe terroriste tente de compenser sa déroute sur le terrain en Irak et en Syrie.
Source : AFP


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