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Liban

Un bébé dauphin retrouvé mort au large de Tabarja

Arrêt sur image
OLJ
18/08/2018

Une équipe de plongeurs a fait hier une bien macabre découverte au large de la région de Tabarja : un bébé dauphin mort, flottant sur le dos. Pris de compassion, ils ont sorti le mammifère marin de l’eau et ont publié des photos et une vidéo sur Facebook dans un but de sensibilisation. « Il est inacceptable que de telles espèces soient torturées et tuées », lit-on sur la page Facebook d’Élie Haddad, un de ces plongeurs. Celui-ci déclare à L’Orient-Le Jour être convaincu que le dauphin a été victime d’un accident de pêche, au cours duquel un crochet se serait planté dans l’œil du cétacé.

Interrogé par L’Orient-Le Jour, Michel Bariche, biologiste marin et responsable du département de biologie à l’AUB, que les plongeurs ont consulté sur la possible mort du cétacé, passe en revue les causes de mortalité les plus communes dans ce genre de cas. « Les plongeurs ont d’abord cru que l’animal a été blessé au niveau du trou visible sur sa tête. En réalité, il s’agit plutôt de l’évent qui correspond, chez les cétacés, à l’orifice leur permettant d’expulser l’air expiré », explique-t-il. Il précise que le bébé retrouvé mort appartient à l’espèce de « grand dauphin ».

L’expert souligne que les principales causes de mortalité des dauphins en Méditerranée sont la noyade dans les filets de pêche, où ils se retrouvent pris sans possibilité de respirer hors de l’eau (c’est un mammifère, rappelons-le), ou le risque d’être percutés par des engins motorisés rapides sur la surface de l’eau. « En général, les dauphins sont des mammifères bien trop intelligents pour mordre à un hameçon ou avaler un sac en plastique, dit-il. Mais pour déterminer les causes de la mort de manière très précise, il aurait fallu opérer une autopsie en bonne et due forme. »

Michel Bariche rappelle que les espèces de dauphins et de baleines sont communes en Méditerranée, et que c’est la saison (août-septembre-octobre) où l’on en voit beaucoup. Ce sont des espèces d’animaux sociaux qui migrent dans le cadre du bassin méditerranéen pour des raisons surtout alimentaires. Il fut un temps, notamment durant la guerre civile, où ils étaient régulièrement abattus, mais selon le biologiste marin, leur nombre s’est nettement accru dans les eaux libanaises depuis que ce n’est plus le cas.

Ce qui ne signifie pas que ces beaux animaux ne courent aucun risque, bien au contraire, et la mort apparemment accidentelle de ce bébé en est la preuve.


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