X

Agenda

Timbre commémoratif à l’effigie du cardinal Sfeir,« fondateur de la 2de indépendance du Liban »

Hommage
OLJ
11/08/2018

Le ministre sortant des Télécommunications Jamal Jarrah a lancé hier un timbre commémoratif en l’honneur du patriarche émérite maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir. Approuvé en Conseil des ministres sur proposition de M. Jarrah et exceptionnellement aux frais du ministère, ce timbre-poste est déjà mis en vente.
Un dîner a été organisé à cette occasion à Feytroun au domicile de l’avocat Antoine Sfeir, auteur de cette initiative, en présence du ministre Jarrah, des ambassadeurs d’Espagne José Maria Ferré, de Suisse Monika Schmutz Kirgöz et de Norvège Lenny Lindh, du chargé d’affaires saoudien Walid Boukhari, du représentant résident du PNUD au Liban Philippe Lazzarini, du conseiller politique auprès de l’ambassade des États-Unis Hanz Witsell, du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Hani Chmaytelli, du vicaire patriarcal général, l’évêque Hanna Alouan, du vicaire patriarcal maronite de Sarba, l’évêque Boulos Rouhana, du porte-parole du palais présidentiel Rafic Chelala, ainsi que des directeurs d’écoles et instituts relevant des pères antonins, des présidents de conseils municipaux du Kesrouan, des membres du corps de la magistrature, d’hommes d’affaires et de journalistes.
Un vibrant hommage a été rendu au patriarche presque centenaire, absent de la cérémonie. Dans leurs allocutions respectives, Antoine Sfeir et Jamal Jarrah sont revenus sur les étapes-clés de son parcours, qui aura marqué autant l’histoire du pays que de la région arabe, autant celle des chrétiens que des musulmans.
Ils ont naturellement mis en valeur son rôle central dans la lutte pacifique contre l’occupation syrienne, qui a mené à l’intifada de l’Indépendance, dont l’un des actes fondateurs a été la réconciliation de la Montagne de 2001.
C’est ainsi que M. Jarrah l’a décrit comme « le fondateur de la seconde indépendance », dont l’assassinat de Rafic Hariri le 14 février 2005 a donné le coup d’envoi. Il a souligné la complémentarité entre l’ancien leader sunnite et l’ancien patriarche maronite que la députée Bahia Hariri a d’ailleurs surnommé « le saint de l’unité nationale ». Une description que le ministre a voulu étayer en démontrant « comment le patriarche Sfeir a élaboré en quelques lignes le pacte national des Libanais ». Il a retenu ainsi ses propos sur la liberté et la modération comme double finalité du Liban. « C’est aussi en quelques mots que le cardinal Sfeir a décrit la souveraineté du pays » lorsque, à la question qu’on lui avait posée sur la date à laquelle il entendait se rendre à Damas, en l’occurrence au palais des Mouhajirine, à l’époque de l’occupation syrienne, il a répondu par une autre question : « Où se trouve donc le palais des Mouhajirine ? »
 « Lorsque nous parlons du patriarche Sfeir, nous parlons sans doute de l’histoire du Liban, mais aussi de celle du monde arabe », a conclu M. Jarrah en rappelant que Nasrallah Sfeir était le défenseur de Taëf.
De son côté, Antoine Sfeir a décrit un homme qui a mené le pays vers le pluralisme et sorti les Libanais de leur stricte appartenance communautaire. Il a rappelé notamment la décision du patriarche émérite d’ouvrir les portes de Bkerké aux condoléances pour l’assassinat du mufti Hassan Khaled.
C’est sur l’envergure mondiale du cardinal Sfeir que s’est également attardé Antoine Sfeir, exemples à l’appui. Et de conclure en rappelant que le patriarche « transcende aussi sa position » puisque c’est sa personne qui manque le plus au pays depuis qu’il a démissionné de ses fonctions pour limite d’âge en 2011.

À la une

Retour à la page "Agenda"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants