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Économie

L’Unicef lance un programme d’emploi pour les jeunes au Liban

Économie numérique

Destiné à des entreprises privées ou des ONG, ce programme permet aux jeunes de 15 à 24 ans d’être rémunérés pour des emplois ponctuels dans les nouvelles technologies.

30/07/2018

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a lancé mi-juillet un nouveau programme baptisé BOT, acronyme anglais pour « Bridge, Outsource, Transform », qui met en relation des jeunes souhaitant travailler de manière ponctuelle dans les nouvelles technologies avec des entreprises privées ou des ONG.

« C’est un genre de travail freelance », explique Amal Obeid, spécialisée dans les programmes pour les jeunes pour l’Unicef à Beyrouth. « L’objectif, c’est que n’importe quel jeune au Liban puisse effectuer un petit boulot dans la tech et générer des revenus versés par BOT », précise-t-elle. BOT se spécialise dans les services de données, le marketing, le design, l’e-commerce, l’analyse de données et les services web et mobiles. L’organisme, créé en partenariat avec Digital Oportunity Trust Lebanon (DOT Lebanon), existe en tant qu’entité séparée de l’Unicef et emploie deux personnes qui sont en relations avec les jeunes et les clients.

 
593 dollars en moyenne par jeune
En 2017, année pilote pour le projet, 96 jeunes entre 15 à 24 ans ont généré des revenus grâce à BOT. D’après les données recueillies par Unicef, les jeunes ont engrangé 57 000 dollars, soit 593 dollars en moyenne par personne sur l’année. La majorité des jeunes étaient des filles (98 %) qui ont travaillé à 75 % de chez eux. La plupart vivaient à Beyrouth et dans le Mont-Liban (53,2 %), tandis que 28,2 % vivaient dans le Sud, 11,4 % dans le Nord et 7,2 % dans la Békaa. Ces jeunes n’ont pas besoin d’avoir de diplôme pour collaborer avec BOT, mais passent une série de tests avant de pouvoir prétendre à un emploi. « Chaque jeune maîtrise parfaitement les compétences sur lesquelles il opère », s’enorgueillit Amal Obeid. Du côté des entreprises, les services de données et l’e-commerce faisaient partie des services les plus demandés.

Quelques belles réussites sont nées du projet pilote, comme 12 jeunes embauchés par FabricAid, une ONG spécialisée dans la revente d’habits de seconde main. Ils avaient été initialement sollicités via BOT pour travailler 5 jours dans le tri, la catégorisation et la saisie des données concernant une tonne d’habits sur le site internet de FabricAid. Un travail terminé en une seule journée, un temps record. Ou encore comme une jeune fille, Martina, qui a été embauchée par une entreprise spécialisée dans le baby-meeting, Jaleesa, après un mois de travail en services de gestion de données à travers BOT.

 « Travailler avec les jeunes est une priorité urgente pour l’Unicef en vue de mettre en place des fondations durables pour la stabilité. Investir dans les capacités de jeunes garçons et de jeunes filles et élargir leurs opportunités peut procurer d’énormes avantages pour eux-mêmes, leurs entourages et leurs pays », a déclaré Violet Speek-Warnery, vice-représentante de l’Unicef lors du lancement officiel de BOT le 12 juillet dernier à Beyrouth.
De son côté, Marianne Bitar Karam, directrice de DOT Liban, a indiqué que « nos jeunes représentent l’un des atouts les plus importants du pays mais sont sous-estimés et sous-utilisés (…) La plateforme BOT utilise leurs compétences tout en étant bénéfique pour l’économie libanaise et sa croissance ».

Reste la question de la nationalité des jeunes participants. « Pendant la phase pilote, nous avons inclus toutes les nationalités : libanaise, syrienne, palestinienne, irakienne, pour voir comment ce projet s’applique à tous les bureaux de l’Unicef au Moyen-Orient », explique Amal Obeid. « Mais dans le nouveau programme, nous inclurons les jeunes sur la base du cadre juridique local. Par exemple, inclure des Syriens déjà bénéficiaires d’aides des Nations unies au Liban pourrait les conduire à perdre leurs droits à ces aides. »



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Eddy

Bonne initiative. Alors 96 Jeunes forment combien en % des jeunes du Liban?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

TRES BONNE INITIATIVE !

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