Les exportations ont contribué pour 1,12 point à la croissance, un sommet depuis cinq ans. Photo AFP
La croissance des États-Unis a fait un bond au deuxième trimestre, franchissant la barre des 4 % pour la première fois en quatre ans, une performance saluée avec triomphe par Donald Trump. D’avril à juin, l’expansion du produit intérieur brut (PIB) a atteint 4,1 % en rythme annuel, la cadence la plus forte depuis le dernier trimestre 2014.
« Nous faisons envie au reste du monde (...) L’Amérique est respectée ! »
a lancé le président Donald Trump, évoquant un « miracle économique » après la publication hier de cette première estimation du département du Commerce. « Nous avons réalisé un retournement économique d’ampleur historique », a-t-il ajouté, assurant que conformément à ses promesses électorales, le pays était « sur la bonne voie pour arriver au plus fort taux de croissance annuel en treize ans ». « Nous allons atteindre une croissance annuelle de plus de 3 %, probablement bien au-dessus de 3 % », a encore assuré le président, ajoutant qu’au cours des deux précédentes administrations, l’expansion avait en moyenne plafonné à 1,8 %. La Réserve fédérale prévoit pour l’instant 2,8 % pour l’ensemble de l’année.
« Aidée par le stimulus budgétaire, l’économie a bénéficié d’un fort premier semestre mais, alors que ce soutien va s’évanouir et que la politique monétaire va devenir plus restrictive, nous nous attendons à ce que la croissance ralentisse de façon marquée à partir du milieu de 2019 », a affirmé Paul Ashworth, économiste en chef pour les États-Unis chez Capital Economics. Mais pour Donald Trump, « ces chiffres sont très, très durables. Ce n’est pas un coup isolé ». En rythme annuel, la valeur des marchandises et services produits aux États-Unis a dépassé pour la première fois de l’histoire les 20 000 milliards de dollars.
Consommation vigoureuse
Au 2e trimestre, l’expansion de la première économie mondiale a été tirée par une vive consommation qui a progressé de 4 %, son meilleur chiffre depuis fin 2014 également. Les coupes d’impôts, adoptées par les républicains à la fin de l’année 2017, semblent avoir enfin dopé les dépenses des ménages. Les Américains ont surtout acheté davantage de biens durables (+9,3 %), et particulièrement des voitures.
Un autre point fort des chiffres du trimestre : les exportations qui ont grimpé de 9,3 %, un plus haut depuis cinq ans. Cette forte hausse apparaît comme un effet secondaire des tensions commerciales causées par l’administration Trump au début du printemps avec l’imposition de taxes sur l’acier et l’aluminium importés, notamment de Chine.
Source : AFP


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