Économie

Le FMI relève ses prévisions de croissance pour l’Arabie saoudite

OLJ
17/07/2018

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse hier ses prévisions de croissance pour l’Arabie saoudite et la région Moyen-Orient en raison de l’augmentation du prix du pétrole.
Dans sa mise à jour des perspectives de l’économie mondiale, le FMI a projeté une croissance de 1,9 % pour l’économie saoudienne en 2018, soit 0,2 % de mieux que sa dernière projection en avril. Il s’agit de la troisième prévision à la hausse à la suite depuis octobre pour l’économie saoudienne, qui s’est contractée de 0,9 % en 2017. Ces prévisions accompagnent la hausse continuelle du prix du pétrole, dont l’Arabie saoudite tire plus de 70 % de ses revenus. Le FMI a maintenu la projection de croissance saoudienne pour 2019 à 1,9 %, en dépit d’une modération prévue de la hausse du prix du pétrole.
Le FMI a également relevé légèrement ses prévisions de croissance pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan (Menap) à 3,5 % et 3,9 % respectivement pour cette année et 2019. Les exportateurs de pétrole de la région Menap « ont bénéficié de l’amélioration des prix du pétrole, mais les perspectives pour les pays importateurs de pétrole restent fragiles », a souligné le FMI. « Plusieurs économies doivent faire face à d’importants besoins d’assainissement budgétaire, et la menace d’une intensification des conflits géopolitiques continue de peser sur la croissance dans la région », a-t-il ajouté.
Les prix du pétrole ont plus que doublé depuis 2016, lorsque les membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et des pays producteurs non membres de ce cartel ont conclu un accord pour réduire la production. Le mois dernier, les producteurs ont toutefois décidé de pomper plus de pétrole afin de compenser les perturbations de l’approvisionnement créées par la situation au Venezuela et en Libye, et de tenter de maîtriser la hausse des prix qui ont atteint les 80 dollars le baril.
Riyad a affiché un déficit budgétaire au cours des quatre dernières années et emprunté, pour le combler, sur les marchés intérieurs et internationaux tout en augmentant les prix du carburant et de l’électricité. L’Arabie saoudite a également introduit une taxe sur la valeur ajoutée de 5 % au début de 2018. De plus, depuis 2014, les déficits budgétaires saoudiens ont totalisé 260 milliards de dollars.
Source : AFP

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