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Économie - Banques

Le dégel d’une partie des fonds libanais bloqués en Irak en bonne voie

L’Irak a accepté de reconnaître l’existence de plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds libanais gelés sur son territoire suite à des troubles politico-sécuritaires. Ahmad Saad/Reuters

Le ministre d’État libanais pour la Lutte contre la corruption du gouvernement sortant, Nicolas Tuéni, a indiqué hier que l’Irak avait accepté de reconnaître l’existence de plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds appartenant à des ressortissants du pays du Cèdre et qui avaient été bloqués sur le territoire irakien après 2003 pour des raisons principalement liées aux troubles politico-sécuritaires.
Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (ANI), le ministre d’État a appelé les Libanais concernés à rassembler les documents attestant de l’existence des fonds qu’ils souhaitent récupérer afin que le Liban puisse officiellement les transmettre aux autorités irakiennes. Les documents peuvent être expédiés au bureau du ministre d’État (immeuble d’Intra Bank, rue des Banques, au centre-ville de Beyrouth), à la Fédération des Chambres libanaises de commerce (FCCIAL, Sanayeh, Beyrouth), ou encore auprès du Conseil des hommes d’affaires libano-irakiens, immeuble Twin Center (Mazraa, Beyrouth).
S’il a précisé que la décision irakienne avait été prise suite à la dernière visite du président Michel Aoun dans ce pays en février, M. Tuéni n’a toutefois pas donné plus de précisions concernant les modalités ainsi que les délais dans lesquels les fonds seraient débloqués. M. Tuéni, qui n’était pas joignable hier, avait accompagné le chef de l’État pour négocier le déblocage d’environ 80 millions de dollars appartenant aux banques libanaises dans le Kurdistan irakien. Des fonds gelés depuis plus de trois ans sur des comptes ouverts auprès des antennes de la Banque centrale irakienne à Erbil et Souleimaniyah suite aux tensions entre Bagdad et les autorités de la province autonome. Dix banques libanaises – BBAC, Bank Audi, Banque libano-française, BankMed, BLOM Bank, Byblos Bank, Crédit libanais, Fransabank, IBL Bank et MEAB – implantées dans ce pays sont concernées.
M. Tuéni a enfin précisé que les négociations suivaient leur cours concernant le règlement des dettes contractées par le régime de Saddam Hussein – tombé en 2003 – auprès d’une centaine d’hommes d’affaires libanais, un dossier défendu par la FCCIAL.

Le ministre d’État libanais pour la Lutte contre la corruption du gouvernement sortant, Nicolas Tuéni, a indiqué hier que l’Irak avait accepté de reconnaître l’existence de plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds appartenant à des ressortissants du pays du Cèdre et qui avaient été bloqués sur le territoire irakien après 2003 pour des raisons principalement liées aux troubles politico-sécuritaires.Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (ANI), le ministre d’État a appelé les Libanais concernés à rassembler les documents attestant de l’existence des fonds qu’ils souhaitent récupérer afin que le Liban puisse officiellement les transmettre aux autorités irakiennes. Les documents peuvent être expédiés au bureau du ministre d’État (immeuble d’Intra Bank, rue des...
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