L’indépendantiste catalan Carles Puigdemont en avril dernier. REUTERS/Hannibal Hanschke/File Photo
L’indépendantiste catalan Carles Puigdemont, retenu en Allemagne en raison d’une demande de remise espagnole, peut être extradé, mais ne pourra y être jugé pour « rébellion » comme le voulait Madrid, a tranché hier la justice allemande. Cette décision aux allures de jugement de Salomon d’un tribunal du Schleswig-Holstein (Nord) a en effet jugé « recevable » la seule accusation de détournement de fonds publics. Le parquet allemand a précisé qu’il allait dès lors décider « sous peu » de sa remise aux autorités espagnoles sur la base de ce seul motif. L’ex-président de la Catalogne destitué par Madrid « reste libre » dans l’intervalle, poursuit la Cour. Il est en Allemagne depuis son interpellation en mars dans le Schleswig-Holstein, alors qu’il revenait d’un déplacement en Finlande, en voiture, en route pour la Belgique où il s’était installé pour échapper à la justice de son pays. « Nous nous battrons jusqu’au bout et gagnerons ! » a réagi l’intéressé sur Twitter peu après que la justice a ouvert la voie à son retour en Espagne. L’un de ses avocats, Jaume Alonso-Cuevillas a indiqué qu’un recours devant la Cour constitutionnelle allemande était en préparation.


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