X

Culture

Raya Abirached : Je n’échangerai pour rien au monde ma place de présentatrice TV

À l’affiche
C. K. | OLJ
12/07/2018

Elle a acquis sa célébrité en accueillant les stars dans son émission « Scoop avec Raya». Infatigable, elle sillonne la planète. Aujourd’hui, c’est sa voix qu’on entend dans le film « Transylvania 3», doublé en arabe grâce à l’accord de représentation de Sony Pictures acquis par Empire International pour le Moyen-Orient.

Vous qui avez toujours interviewé les acteurs et actrices de cinéma, vous êtes la voix de capitaine Erika dans le 3e opus de « Hotel Transylvania ». Quel effet cela vous fait-il ?
C’est une sensation assez bizarre. Cela me ramène toujours à mon enfance, parce que j’ai toujours aimé les cartoons, où les sentiments de peur et de joie sont exagérés, voire exacerbés. Cela dit, dans mes émissions télévisées, j’ai ce même ton qui relève de la fébrilité et de l’excitation. Je me suis amusée dans ce film à nuancer ma voix et à me métamorphoser selon les situations.

Ce n’est pas la première fois que vous tentez cette expérience, croyez-vous que cela va vous mener à devenir actrice à part entière ?
En effet, c’est ma troisième expérience de doublage en arabe. J’ai collaboré aux films Angry Birds et Ice Age Collision Course en 2016, et en 2017 au film The Smurfs. Mais dans Transylvania 3, il s’agit d’une longue performance. Cet exercice m’a énormément amusée. Il fallait interpréter ce personnage qui est plein de vitalité et j’ai retrouvé des points communs avec cette capitaine Erika, à la fois pétillante et maladroite, mais rigolote, et qui a surtout et avant tout un bon fond. En dépit de cela, je ne vise pas à être actrice un jour. Ces performances sont des opportunités qui se sont présentées à moi de par mon statut de personne publique et de ma longue expérience dans le domaine. Mais mon émission demeure mon bébé et je ne la quitterai pour rien au monde pour devenir actrice.

Vous présentez et produisez donc sur la chaîne MBC2 l’émission « Scoop avec Raya », dans laquelle vous interviewez les stars. En avez-vous rêvé depuis votre enfance ?
J’avais 17 ans quand j’ai côtoyé Jean-Pierre Goux-Pelletan (NDLR : ancien chroniqueur ciné de L’Orient-Le Jour). J’ai rêvé alors que j’interviewais Paul Newman. C’était peut-être un rêve prémonitoire. Mais, en réalité, je n’ai jamais rêvé de rencontrer des stars, mais d’évoluer dans le monde du cinéma, car étant une enfant de la guerre, le cinéma a toujours été une évasion pour moi et ma réelle passion.

Comment s’est présentée la première occasion qui a lancé plus tard votre carrière ?
J’étais très jeune, j’avais 19 ans et je travaillais pour MTV Lebanon avec John Saad. C’est lui qui m’a donné ma première opportunité d’interview. Puis j’ai voyagé à Londres et j’ai fait mon master de journalisme télévisé après des études au Liban. J’ai alors intensifié mes relations avec les studios pour faire de plus en plus d’interviews.

Avez-vous jamais eu la trouille avant une rencontre ? Et avez-vous une botte secrète pour votre réussite ?
Je n’ai jamais eu la trouille et au risque de vous sembler prétentieuse, je pense que le talent y est pour beaucoup. Je sais que je ne fais pas un métier modeste, mais je le répète : mon talent consiste à avoir trouvé la bonne façon de m’asseoir, l’atmosphère idéale de la pièce, les facteurs nécessaires pour assurer une bonne interview. Aujourd’hui, j’ai plus d’expérience, je connais de plus en plus mon aire de jeu. Ma réussite, je la dois à mon travail acharné et surtout à ma spontanéité (c’est ce qu’on me dit). Ce travail où je dois m’effacer devant la personne en face de moi et ne pas tirer la couverture vers moi. Je ne dois pas me mettre en avant, en la présence de stars. C’est pourquoi je suis encore là, à ma place. Là où j’aimerai toujours être.



Pour mémoire

Nadine et Raya au front row de Burberry


À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué