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Culture

Génération Orient III : #7 Ribal Molaeb, altiste, 25 ans

Génération Orient III
07/07/2018

Vingt-cinq ans, débordant d’énergie et piaffant comme un cheval en cavale. Entre deux passions dévorantes, la musique d’abord, mais la peinture aussi, Ribal Molaeb mène fermement sa barque. 
Bon sang ne saurait mentir. Fils du peintre Jamil Molaeb, le jeune homme très vite s’est senti attiré par l’art. Partageant sa vie entre Vienne où il s’est installé et le Liban, notamment à Bayssour où sont la demeure familiale, le musée de son père et la plateforme de son Festival de musique et de beaux-arts, l’altiste grimpe rapidement les échelons de la gloire.
Cheveux courts et front déjà dégarni, des yeux vifs au regard noisette, une silhouette mince dans un pantalon couleur brique sur bottes à la hussarde et pull ramagé, tricoté par sa grand-mère mais qui a l’allure d’un Missoni, le verbe feutré et utilisant une langue arabe étoilée d’un accent allemand naissant, les mains blanches aux doigts fins et longs, Ribal Molaeb est l’incarnation de la simplicité.
Amoureux fou du violon à six ans, tout en restant sous la houlette de Ghazi Merhi, son professeur en ce temps-là, c’est sa mère qui le conduit comme tout sage écolier au Conservatoire où il fait ses gammes. L’ADN est dans les gènes, son grand-père était clarinettiste…
À peine sorti de l’adolescence, il est remarqué par Daniel Barenboïm et siège dans l’East-Western Divan Orchestra où il fera des tournées aux quatre points cardinaux. Entre-temps, il avait basculé vers l’alto dont le timbre est plus proche de la voix humaine et où il y a moins de concurrence et de stress que dans l’univers du violon… D’autant, comme il le reconnaît avec un sourire enjôleur, que la plupart des altistes sont cool, décontractés, et ont une nature de compositeurs, et que c’est ce qu’il est essentiellement…

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Ribal Molaeb est le septième « soldat », après Raphaëlle Macaron, Chadi Aoun, Rym BaydounGhaleb Hawila, Tania el-Khoury et Roy Dib, de la troisième édition de Génération Orient, un vaste projet de résistance culturelle lancé, le 17 mai 2016, par « L'Orient-Le Jour » en partenariat avec la Société générale de banque au Liban (SGBL). Génération Orient est uniquement axé sur deux postulats incontournables et indiscutables : la jeunesse et l'art. Parce que plus que tous les autres, ces deux moteurs peuvent assurer la renaissance et la sérénité du Liban.


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Sarkis Serge Tateossian

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