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Liban

Nasrallah : Le Hezbollah veut aider à un retour « digne et sûr » des réfugiés syriens

Discours
30/06/2018

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé hier que son parti veut aider les réfugiés syriens au Liban à rentrer chez eux de manière « sûre et digne ».
Lors d’un discours télévisé retransmis en direct, Hassan Nasrallah a également appelé les responsables libanais à former sans plus tarder un gouvernement d’union nationale qui inclurait les différentes formations.
Hassan Nasrallah a aussi évoqué la question du décret contesté de naturalisation de centaines de personnes et la situation sécuritaire dans la Békaa, avant d’aborder la situation régionale, notamment en Syrie, dans les territoires palestiniens occupés et au Yémen.
En ce qui concerne les réfugiés syriens, Hassan Nasrallah a appelé à traiter la question loin des tensions. « Aucun responsable libanais n’a évoqué un retour forcé de ces déplacés. Tout le monde parle d’un retour volontaire et sûr, a affirmé le chef du Hezbollah. Alors pourquoi compliquer les choses avec les Nations unies et les organisations internationales ? Les déplacés qui veulent rentrer chez eux doivent le faire, et les conditions sûres pour leur retour seront assurées », a affirmé Hassan Nasrallah.
« Selon nos informations, il y a des parties internationales et mêmes locales qui veulent dissuader les déplacés de rentrer chez eux, notamment en leur fournissant de fausses informations. Cela doit cesser », a insisté le chef du Hezbollah. « Dissuader les déplacés syriens de rentrer chez eux cause du tort à leurs pays et au nôtre. Nous devons les aider à rentrer chez eux dignement. » Et de poursuivre : « Nous, en tant que Hezbollah, et du fait de nos relations solides avec l’État syrien, voulons proposer notre aide. Nous l’avons fait lors d’accords passés avec les éléments armés. Aujourd’hui, nous voulons le faire avec les déplacés. Nous allons mettre un place un mécanisme pour entrer directement en contact avec eux (…) afin que le plus grand nombre puisse rentrer de manière sûre. Nous avons mis en place des numéros de téléphone afin que les déplacés puissent nous contacter. Nous allons également mettre en place des comités pour venir en aide aux déplacés qui le souhaitent. »
Sur un autre plan, Hassan Nasrallah a commenté les efforts pour la formation d’un nouveau gouvernement. « Nous continuons d’appeler à la formation rapide d’un gouvernement, et ceux qui affirment que nos appels sont liés à des craintes concernant la situation régionale ont tort », a lancé le chef du Hezbollah.
 « Si certains misent sur des changements régionaux avant la formation du gouvernement, c’est leur affaire, nous ne faisons pas cela. Bien sûr, nous n’accusons pas le Premier ministre désigné Saad Hariri de faire cela », a expliqué Hassan Nasrallah. « Lorsque nous appelons à former un gouvernement sans plus tarder, nous le faisons pour éviter qu’il y ait une vacance au pouvoir, sachant que la situation économique et sociale du pays est sensible. »
Selon le numéro un du Hezbollah, le retard dans la formation du gouvernement est dû à « l’absence d’un standard unique ». « Il faut qu’il y ait un seul standard que toutes les formations doivent respecter. Cela facilitera la formation du cabinet. Tout le monde parle des résultats des élections législatives. Mettons-nous d’accord sur cela donc et adoptons un standard unifié. Par exemple, chaque trois, quatre ou cinq députés équivalent à un ministre. Mettons-nous d’accord. Si nous prenons les blocs du Hezbollah et d’Amal, nous obtenons 30 députés, on parle alors de 6 ministres. Mais d’autres formations avec (moins) de députés réclament aussi six ministres. Quel est donc le standard ? »
Hassan Nasrallah a dans ce contexte insisté sur l’importance d’un gouvernement d’union nationale. « Lorsque nous parlons d’un gouvernent d’union nationale, toutes les minorités doivent en faire partie, y compris les alaouites et les syriaques. Et nous appelons naturellement à un gouvernement d’union nationale. Et les postes de ministres d’État assurent une participation essentielle », a-t-il encore dit.

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