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Santé mentale : parce qu’il faut combattre les idées reçues

Publication

Les étudiants de licence et de master en psychologie à l’USJ ont lancé, en mai dernier, le premier numéro de leur revue annuelle, « Parlons PSY ».

Carole AWIT | OLJ
23/06/2018

« Nous sommes une équipe animée par le même désir, celui d’exposer au grand public les enjeux de la santé mentale, sujet qui reste souvent tabou dans la culture libanaise », explique d’emblée Sara Abou Chabké, étudiante en 2e année de licence en psychologie clinique à l’USJ, directrice générale de la revue Parlons PSY, dont le premier numéro a été publié en mai dernier.

Julia el-Kallassi, en 1re année de master en psychologie clinique, est à l’origine de la création de cette revue, une initiative qu’elle juge plus que jamais nécessaire. « Il y a encore beaucoup de travail à faire pour la sensibilisation du grand public au sujet de la maladie mentale. Il est urgent de briser les tabous et d’arrêter de stigmatiser les personnes en souffrance », souligne la jeune fille qui, en tandem avec l’étudiant Carl Gédéon, s’est occupée de la rédaction en chef de la revue. Sara Abou Chabké insiste pour sa part sur la nécessité de « vulgariser quelques concepts et notions de psychologie dans le but de combattre les idées reçues et d’inciter les gens à ne plus souffrir en silence puisqu’ils peuvent être pris en charge par un professionnel ». 

Vulgarisation et sensibilisation
« Cette revue regroupant 7 articles et un dossier, entièrement rédigés en français, a offert aux futurs professionnels une plateforme pour s’exprimer sur les sujets divers qui leur tiennent à cœur. Le travail a commencé au début de l’année académique, et plus précisément en novembre dernier. Nous avons recruté les membres de l’équipe et les auteurs qui sont tous des étudiants en licence ou master de psychologie à la FLSH, excepté la maquettiste et illustratrice Mona Abi Wardé », indique pour sa part Ghenwa Hayek, en 3e année de psychologie clinique, sous-directrice de la revue. L’équipe compte également Nour Beaini, chargée de la communication, et Pamela Hayek, Christelle Nahas et Abla Ghattas, responsables des articles.

Composée de 24 pages comportant des illustrations en couleur, Parlons PSY regroupe des textes, accompagnés de références, qui traitent de psychologie à travers des thèmes familiers ou actuels rédigés avec un style fluide et un lexique vulgarisé. Ainsi, Carline Fiany renseigne les lecteurs sur la timidité et Krikor Sahakian sur la psychosomatique. Christelle Nahas parle du perfectionnisme, Lara Amer de l’enfant rejeté et Julia el-Kallasi de la dépression. Carl Gédéon aborde la dépression post-partum et Nour Beaini traite de la question de l’authenticité. « Un dossier coordonné par Myrna Gannagé, réalisé dans le cadre d’un cours sur le traumatisme, clôt la revue. Il est consacré à une thématique actuelle et non négligeable : le pouvoir de la violence, du traumatisme à la radicalisation. 27 étudiants en master de psychologie ont pris part à sa rédaction », note Julia.

L’équipe a dû travailler pendant plusieurs mois pour pouvoir finaliser ce premier numéro, avec l’aide notamment des enseignantes Éliane Besson, Chantale Mansour et Layla Sahab qui ont supervisé les publications. « Nous remercions chaleureusement les professeures Christine Babikian Assaf, doyenne de la FLSH, et Myrna Gannagé, chef du département de psychologie de l’USJ, qui nous ont épaulés et soutenus tout au long de la création de cette revue », ajoute Sara. En effet, les étudiants ont pu compter sur l’aide financière de leur département pour couvrir une bonne partie des frais d’impression. « Le premier numéro de Parlons PSY a été tiré à 600 exemplaires. La revue a été distribuée gratuitement au public lors de l’événement Daraj al-Yassouiyeh, aux étudiants de notre faculté et à tous ceux qui nous ont demandé une copie », précise Ghenwa Hayek.

À travers les efforts déployés pour permettre à ce premier numéro de voir le jour, les étudiantes espèrent avoir poussé les lecteurs à s’interroger sur des thèmes qui concernent l’ensemble de la population et à s’intéresser davantage à la santé mentale. Ces jeunes filles, qui jugent avoir appris beaucoup de leur expérience éditoriale et de leurs lectures, ne comptent pas s’arrêter en chemin. « Nous pensons déjà à notre prochain numéro et, pour toucher un public plus large, nous allons publier très bientôt une version électronique de notre revue », lancent-elles, enthousiastes.


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