Les Colombiens votaient hier lors d’un duel inédit entre droite et gauche, au second tour d’une élection cruciale pour la paix, et qui va désigner le successeur de Juan Manuel Santos, artisan du pacte historique avec l’ex-guérilla FARC. L’accord avec les FARC lui a valu le prix Nobel de la paix, mais aussi une impopularité record de 80 % dans ce pays de 49 millions d’habitants. Au pouvoir depuis 2010, il ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.
Le champion de la droite dure, Ivan Duque, 41 ans, affronte Gustavo Petro, 58 ans, premier candidat de gauche à parvenir si loin dans une course présidentielle. Dauphin de l’ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), farouche opposant à l’accord avec les FARC, Ivan Duque a promis de modifier ce texte, selon lui trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros. S’il est élu, il deviendra le plus jeune président de Colombie depuis 1872. Gustavo Petro, chantre d’une gauche antisystème, promet de l’appliquer et de lancer de profondes réformes favorables aux pauvres. Mais il paye sa proximité avec le défunt président vénézuélien Hugo Chavez, bien qu’il ait désavoué son successeur Nicolas Maduro.
Moyen Orient et Monde - Amérique Du Sud
La Colombie vote pour une présidentielle inédite entre droite et gauche
OLJ / le 18 juin 2018 à 00h00


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