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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Gaza : le retour au calme éloigne temporairement le spectre d’un nouveau conflit

Le Koweït a bloqué d’avance une proposition américaine visant à adopter une déclaration condamnant avec force les tirs palestiniens contre l’État hébreu.

Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU avait lieu hier soir à New York. Eduardo Munoz Alvarez/Getty Images/AFP

Le calme est revenu hier dans la bande de Gaza et les localités israéliennes avoisinantes au lendemain de la pire flambée de violences depuis la guerre de 2014, qui avait fait resurgir le spectre d’un nouveau conflit. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’armée avait infligé « le coup le plus dur depuis des années » aux groupes armés palestiniens à Gaza. Elle « a réagi avec force aux tirs en provenance de Gaza en attaquant des dizaines de cibles terroristes ». L’armée israélienne a indiqué avoir frappé au total mardi et hier avant l’aube 65 positions des groupes armés palestiniens dont le Hamas qui gouverne Gaza, en représailles aux tirs d’une centaine de roquettes et d’obus contre son territoire, dont certains ont été interceptés par les systèmes de défense aériens. Trois soldats israéliens ont été blessés, selon l’armée. Les autorités du Hamas n’ont pas fait état de victimes dans l’enclave palestinienne coincée entre Israël, l’Égypte et la Méditerranée, et qui a connu depuis 2008 trois guerres entre Israël, d’une part, le Hamas et ses alliés dont le Jihad islamique, de l’autre. Dans la journée d’hier, aucun tir de roquette n’a été enregistré et l’armée de l’air israélienne a cessé ses raids sur la bande de Gaza.

Trêve ?
Dès mardi soir, le Jihad islamique avait annoncé un accord de cessez-le-feu associant également le Hamas, par le truchement de l’Égypte, intermédiaire historique entre Israël et les factions palestiniennes. L’Égypte, ancienne puissance dominante à Gaza, est l’un des deux seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël. Khalil al-Hayya, l’adjoint du chef du Hamas à Gaza, a confirmé une trêve obtenue grâce à « des médiateurs ». Des responsables israéliens ont néanmoins démenti la conclusion d’un cessez-le-feu mais l’un d’eux, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a dit qu’Israël ne mènerait pas de nouvelles frappes si les tirs cessent à partir de Gaza.
Israël et le Hamas et ses alliés observaient depuis 2014 un cessez-le-feu tendu, régulièrement remis en cause par des accès de tensions. Ni Israël ni le Hamas, affaibli et isolé, ne passaient jusqu’alors pour avoir intérêt à une escalade. Mais diplomates et experts soulignent combien l’enfermement de Gaza soumise aux blocus israélien et égyptien, la crise économique qui y sévit et l’absence d’horizon politique rendent la situation volatile.
À la demande des États-Unis, grand allié d’Israël, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU avait lieu hier soir à New York, mais le Koweït a bloqué d’avance une proposition américaine visant à adopter une déclaration condamnant avec force les tirs palestiniens contre l’État hébreu. « Nous ne pouvons pas être d’accord avec le texte mis en circulation (...) alors que nous envisageons une ébauche de résolution qui évoque la protection des civils dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza », a affirmé le Koweït, membre non permanent du Conseil qui représente les pays arabes. « Les dirigeants palestiniens doivent rendre des comptes pour ce qu’ils laissent faire à Gaza », a dénoncé de son côté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Les Américains avaient bloqué ces dernières semaines deux autres ébauches de déclaration exprimant l’inquiétude du Conseil à propos des violences à Gaza, illustrant les divisions de l’organe de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien.
Source : AFP

Le calme est revenu hier dans la bande de Gaza et les localités israéliennes avoisinantes au lendemain de la pire flambée de violences depuis la guerre de 2014, qui avait fait resurgir le spectre d’un nouveau conflit. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’armée avait infligé « le coup le plus dur depuis des années » aux groupes armés palestiniens à Gaza. Elle « a réagi avec force aux tirs en provenance de Gaza en attaquant des dizaines de cibles terroristes ». L’armée israélienne a indiqué avoir frappé au total mardi et hier avant l’aube 65 positions des groupes armés palestiniens dont le Hamas qui gouverne Gaza, en représailles aux tirs d’une centaine de roquettes et d’obus contre son territoire, dont certains ont été interceptés par les systèmes de...
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