Le rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, annoncé par Donald Trump, pourrait avoir des conséquences économiques importantes pour les signataires européens de l’accord nucléaire de 2015. Tour d’horizon des principaux pays concernés.
Allemagne
L’Allemagne est le premier exportateur européen vers l’Iran. Elle a vu ses échanges avec la République islamique progresser depuis 2015, livrant pour 2,57 milliards d’euros (soit 3,07 milliards de dollars) de biens en 2016 (+22 % sur un an), puis 2,97 milliards d’euros (soit 3,55 milliards de dollars) l’an dernier (+15,5 % sur un an). Berlin y exporte surtout des machines, produits pharmaceutiques et produits alimentaires. Téhéran a de son côté vendu pour 314 millions d’euros (soit 375 millions de dollars) de biens en 2016 et 410 millions d’euros (soit 490 millions de dollars) l’an dernier.
Italie
Les exportations vers l’Iran ont crû en 2016 de près de 30 % sur un an, dépassant 1,5 milliard d’euros (soit 1,80 milliard de dollars). En 2017, elles ont de nouveau connu une hausse de 12,5 %, à 1,7 milliard d’euros (soit 2,03 milliards de dollars). En janvier, l’Italie avait accordé une ligne de crédit de 5 milliards d’euros (soit 6 milliards de dollars) afin de soutenir les investissements italiens dans le pays.
France
Selon une source diplomatique, les exportations tricolores sont passées de 562 millions d’euros (soit 672 millions de dollars) en 2015 à 1,5 milliard d’euros (soit 1,80 milliard de dollars) en 2017, un niveau proche de celui constaté avant la mise en place des sanctions renforcées. Les importations ont, elles, explosé, atteignant 2,3 milliards d’euros (soit 2,75 milliards de dollars) – leur niveau le plus élevé depuis 2008 – contre 66 millions d’euros (soit 79 millions de dollars) en 2015.
Royaume-Uni
Les exportations de biens du Royaume-Uni vers l’Iran ont atteint 167 millions de livres (soit 226 millions de dollars) en 2016, un plus haut depuis 2011. Ce chiffre est toutefois bien loin de celui du début des années 2000 quand les exportations pesaient autour de 400 millions de livres (soit 541 millions de dollars). Les importations sont bien plus faibles, à 41 millions de livres en 2016 (soit 56 millions de dollars).
Airbus
Le groupe européen Airbus, qui a des sites en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne, a pour sa part enregistré des commandes de compagnies aériennes iraniennes (Iran Air Tour, Zagros Airlines) pour 100 avions au total, dont des A320neo, valorisés à près de 10 milliards de dollars.
Source : AFP
Économie
Les intérêts économiques des Européens en Iran, pays par pays
OLJ / le 12 mai 2018 à 00h00


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