Le gouvernement espagnol est intervenu hier pour barrer la route à une réélection de l’ex-président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont à la tête de l’exécutif régional, forçant les séparatistes à présenter un nouveau candidat s’ils veulent enfin former un gouvernement. Les indépendantistes ont remporté les élections régionales en décembre, mais s’ils n’élisent pas un nouveau président d’ici au 22 mai, les Catalans seront automatiquement rappelés aux urnes.
En revanche, l’élection d’un président qui formerait son gouvernement leur permettrait de se libérer de la tutelle de Madrid, imposée après une tentative de sécession le 27 octobre dernier. Le Conseil des ministres a décidé de saisir la Cour constitutionnelle pour qu’elle annule une loi votée la semaine dernière au Parlement catalan, qui permettrait d’investir en son absence l’ex-président installé hors d’Espagne depuis la sécession mort-née. « Aucun candidat à la présidence de la Generalitat (exécutif catalan) ne peut être investi sans être présent au Parlement de Catalogne », a soutenu le porte-parole du gouvernement espagnol Iñigo Méndez de Vigo. Carles Puigdemont est en Allemagne dans l’attente d’une éventuelle extradition vers l’Espagne qui veut le juger pour « rébellion ».
Moyen Orient et Monde - Espagne
Madrid barre la route à une réélection de Puigdemont à la tête de la Catalogne
OLJ / le 10 mai 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine