La CIA ne reprendra pas le programme d’interrogatoires poussés introduit après les attentats du 11-Septembre et assimilé à de la torture, même sur ordre du président, a assuré hier au Congrès Gina Haspel, choisie par Donald Trump pour diriger l’agence américaine de renseignements. Âgée de 61 ans, celle qui a passé 33 ans au sein de l’agence basée à Langley (Virginie) et deviendrait la première femme à la diriger a créé la polémique pour avoir coiffé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d’appartenir à el-Qaëda étaient fréquemment torturés. « Je peux vous assurer de mon engagement personnel et sans réserve que, sous ma direction, la CIA ne reprendra pas un tel programme d’interrogatoire et de détention », a-t-elle affirmé devant une commission sénatoriale chargée de valider sa candidature. « Mon code moral est solide. Je ne permettrai pas à la CIA de poursuivre des activités que j’estimerai immorales, même si elles étaient techniquement légales », a-t-elle assuré, alors qu’un sénateur lui demandait si elle obéirait à un ordre du président dans ce sens.
Moyen Orient et Monde - Usa
La candidate à la tête de la CIA promet de ne plus recourir à la torture
OLJ / le 10 mai 2018 à 00h00


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