Des images, diffusées hier par la télévision publique syrienne, montrent l’arrivée à Babila, Yalda (photo) et Beit Sahem, dans la banlieue sud de Damas, de cars affrétés pour évacuer près de cinq mille personnes, des rebelles et des membres de leurs familles, qui doivent ainsi se rendre dans la province d’Idleb, toujours aux mains des insurgés. Rami al-Sayed/AFP
Des rebelles syriens ont commencé hier à évacuer trois secteurs dans la banlieue sud de Damas, dans le cadre d’un accord conclu dimanche dernier avec l’armée. Des images montrant l’arrivée à Babila, Yalda et Beit Sahem de cars affrétés pour leur évacuation ont été diffusées à la télévision publique, qui a ensuite annoncé qu’un premier groupe avait quitté les lieux. Cinq mille personnes, combattants et membres de leurs familles, doivent ainsi se rendre dans la province d’Idleb, secteur du nord de la Syrie toujours aux mains de l’insurrection. Toutefois, ceux qui le souhaitent peuvent rester sur place, rendre les armes et régulariser leur situation. Lundi, des dizaines de jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham avaient déjà quitté l’enclave. Parallèlement, des jihadistes de l’État islamique qui tiennent une autre zone de cette poche de résistance continuent, eux, à se battre après des semaines de bombardements de la région d’al-Hajar al-Assouad et du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk.
Mercredi, les insurgés de la plus grande enclave assiégée, située entre Hama et Homs, dans le secteur de Rastan, Talbisseh et Houla, ont également accepté de l’abandonner dans le cadre d’un accord négocié avec l’armée. Certains l’ont toutefois récusé et ont bombardé les positions gouvernementales mercredi soir et hier matin, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme. En outre, une voiture piégée a explosé hier devant les locaux de l’International Rescue Committee à Dana, une localité de la province d’Idleb, faisant au moins deux morts, a rapporté l’organisation humanitaire qui a perdu un de ses employés, un gardien de la sécurité dénommé Abdulqadir Saeed. L’ONG n’a donné aucun détail sur la deuxième personne tuée. L’attaque n’a pas été revendiquée. Par ailleurs, un avion de combat russe s’est écrasé hier dans la mer Méditerranée après avoir décollé de l’aérodrome militaire de Hmeimim, provoquant la mort de ses deux pilotes, a annoncé le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. Selon l’armée russe, l’une des causes possibles du crash est « la pénétration d’un oiseau dans le moteur » de l’appareil, qui « n’a subi aucun tir ».
Enfin, dans une interview accordée hier au Financial Times, le directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, Ahmet Uzumcu, a indiqué que les experts présents à Douma pour enquêter sur l’attaque chimique dans cette ville, perpétrée le 7 avril, vont procéder à l’exhumation des corps de certaines victimes.
Sources : agences


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08 h 16, le 04 mai 2018