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Moyen Orient et Monde - Yémen

Le chef politique des rebelles tué par la coalition

Des enfants, victimes de l’attaque de la coalition qui a touché une cérémonie de mariage, hospitalisés dans un hôpital de Hajja, hier. Reuters/Stringer

Le plus haut responsable politique des rebelles au Yémen, Saleh el-Sammad, a été tué par une frappe aérienne la semaine dernière, ont annoncé hier ces insurgés en accusant la coalition menée par l’Arabie saoudite. Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse SABA, les rebelles houthis ont affirmé que Sammad, chef du bureau politique de la rébellion, était « tombé en martyr » le 19 avril dans une frappe sur la province de Hodeida (Ouest).
Par ailleurs, des dizaines de Yéménites qui participaient à une cérémonie de mariage ont été tués ou blessés dans des frappes aériennes présentées par les rebelles houthis comme une nouvelle bavure de la coalition sous commandement saoudien.
Des bilans variant de 23 à 33 morts, et de 40 à 55 blessés ont été fournis par différentes sources médicales et de l’administration locale, alors que les circonstances exactes de ces raids survenus dimanche soir dans la province de Hajja, au nord-ouest de la capitale Sanaa, n’ont pas été établies.
L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a indiqué sur Twitter que l’hôpital qu’elle soutenait à Hajja avait admis 45 blessés, dont 13 enfants.
D’après des secouristes et les médias des houthis, les raids se sont produits de nuit dans une zone sous contrôle rebelle. Deux tentes ont été touchées et une trentaine d’enfants figurent parmi les blessés.
L’agence SABA, contrôlée par les houthis, les a qualifiés de « nouveau crime génocidaire des Saoudiens ».
Accusé d’aider militairement les houthis, l’Iran, le grand rival chiite de l’Arabie saoudite sunnite, a rapidement condamné les frappes.
Parallèlement, des affrontements sanglants ont eu lieu hier dans une autre région du Yémen, à Taëz (Sud-Ouest), où cinq soldats progouvernementaux ont été tués et 19 blessés lors d’une opération antijihadistes.
Cette opération a été lancée après l’assassinat d’un employé de nationalité libanaise du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), selon une source médicale. Le bilan des pertes éventuelles dans les rangs jihadistes n’est pas connu.
Les violents combats ont eu lieu hier matin dans le quartier de Jahmaliah, un secteur de Taëz contrôlé par des soldats progouvernementaux où la présence de jihadistes était tolérée jusqu’ici, a indiqué un officier de police.
Selon cet officier, le gouverneur de Taëz, Amin Mahmoud, fidèle au gouvernement yéménite, a formé dimanche une force spéciale – composée d’unités de la police et de l’armée – qu’il a chargée de lancer l’opération antijihadiste.

Source : AFP

Le plus haut responsable politique des rebelles au Yémen, Saleh el-Sammad, a été tué par une frappe aérienne la semaine dernière, ont annoncé hier ces insurgés en accusant la coalition menée par l’Arabie saoudite. Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse SABA, les rebelles houthis ont affirmé que Sammad, chef du bureau politique de la rébellion, était « tombé en martyr » le 19 avril dans une frappe sur la province de Hodeida (Ouest).Par ailleurs, des dizaines de Yéménites qui participaient à une cérémonie de mariage ont été tués ou blessés dans des frappes aériennes présentées par les rebelles houthis comme une nouvelle bavure de la coalition sous commandement saoudien.Des bilans variant de 23 à 33 morts, et de 40 à 55 blessés ont été fournis par différentes sources médicales et...
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