L’Algérie doit assouplir sa réglementation sur les investissements étrangers et lever ses barrières aux importations, a estimé la secrétaire d’État espagnole au Commerce, María Luisa Poncela, hier à Alger, où elle accompagne le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Plusieurs partenaires industriels et commerciaux de l’Algérie ont également récemment appelé Alger à ouvrir son économie, trop fermée selon eux aux investissements étrangers et aux importations. L’Espagne est le 3e client et le 5e fournisseur de l’Algérie, où opèrent 250 entreprises espagnoles, a rappelé M. Rajoy qui participe en Algérie à la 7e « réunion de haut niveau » entre les deux pays et s’est entretenu avec le Premier ministre algérien Ahmad Ouyahia. Les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne ont représenté 7,3 milliards d’euros (soit 8,95 milliards de dollars) en 2017, largement en faveur de l’Algérie. S’exprimant devant un forum réunissant des hommes d’affaires des deux pays, M. Ouyahia a déploré une présence économique espagnole en Algérie « encore modeste », hors du secteur des hydrocarbures.
Une loi algérienne dite « 51/49 », qui oblige tout investisseur étranger à s’associer à un ou plusieurs partenaires algériens détenant 51 % des parts de l’entreprise, est souvent considérée comme un frein important aux investissements extérieurs en Algérie. Mme Poncela a aussi attribué aux « mesures de restriction imposées » aux importations par Alger, une « chute de 11 % » des exportations espagnoles vers l’Algérie en 2017.
Économie - Commerce
Rajoy en visite en Algérie à qui Madrid demande d’ouvrir son économie
OLJ / le 04 avril 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine