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Il y a un an, l'attaque au gaz sarin contre Khan Cheikhoun

Syrie

Retour sur ce raid aérien, imputé au régime de Bachar el-Assad, qui avait fait 83 morts le 4 avril 2017.

OLJ/AFP
02/04/2018

Il y a un an, une attaque au gaz sarin sur la ville rebelle syrienne de Khan Cheikhoun, faisait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'attaque

Le 4 avril 2017, un raid aérien frappe vers 07h00 (04h00 GMT) Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, place forte des rebelles et des jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie.

Des vidéos de militants antirégime montrent des corps sans vie sur la chaussée et d'autres personnes en proie à des spasmes et crises de suffocation. Selon des médecins sur place, les symptômes -pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche- sont similaires à ceux constatés sur des victimes d'attaques chimiques.

L'opposition accuse le régime d'avoir utilisé des "obus" contenant du "gaz toxique". L'armée dément "avoir utilisé toute substance chimique ou toxique".

Selon l'OSDH, il s'agit de la deuxième "attaque chimique" la plus meurtrière depuis le début de la guerre en 2011, après celle au gaz sarin qui avait fait, selon les Etats-Unis, plus de 1.400 morts dans la banlieue de Damas (Ghouta) en 2013.

Trump frappe

Le 7 avril, sur ordre du président américain Donald Trump, 59 missiles de croisière Tomahawk sont tirés vers la base aérienne d'Al-Chaayrate, près de Homs (centre).  Selon le Pentagone, les services de renseignement ont établi que les avions ayant mené l'attaque chimique étaient partis de cette base.

Damas qualifie les frappes d'acte "irresponsable". Moscou dénonce une "agression contre un Etat souverain" et oppose son veto le 12 avril à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. De son côté, Bachar el-Assad accuse les Occidentaux d'avoir "monté toute l'histoire" pour préparer le terrain à des frappes américaines.

L'ONU désigne le régime

Le 29 juin, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) confirme que du gaz sarin a bien été utilisé, sans toutefois pointer des responsables. Le 26 octobre, les experts de l'ONU et de l'OIAC estiment que le régime est bien responsable de l'attaque. Moscou rejette ces conclusions.

Le 8 novembre, Washington, Paris, Londres et Berlin affirment qu'une attaque présumée au sarin survenue cinq jours avant celle de Khan Cheikhoun "porte les marques du régime syrien".

Les 16 et 17 novembre, la Russie fait usage à deux reprises de son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer le renouvellement du mandat des experts de l'ONU et de l'OIAC.



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MIROIR ET ALOUETTE

Le mensonge a les pattes courtes .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET DEPUIS DES ATTAQUES MULTIPLES PAREILLES SURTOUT DANS LA GHOUTA... OU SONT LES OCCIDENTAUX ET L,ONU ? ET QUE PEUVENT-ILS FAIRE ? DOMMAGE ET HONTE !

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