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Les violences entre Palestiniens et Israéliens depuis 2015

Repère

Depuis 2015, Israël, Jérusalem et les Territoires palestiniens connaissent régulièrement des accès de tensions ayant causé des dizaines de morts.

OLJ/AFP
31/03/2018



2015

En septembre, l'esplanade des Mosquées à Jérusalem est le théâtre de trois jours de heurts entre Palestiniens et policiers israéliens. Les violences s'étendent à différents quartiers de Jérusalem et à la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.
Le 1er octobre, un couple de colons israéliens est tué par des tirs contre leur véhicule en Cisjordanie. Huit jours plus tard, sept jeunes Palestiniens sont tués par des tirs israéliens lors de heurts à la frontière de la bande de Gaza.
Le 10, Israël affirme avoir déjoué un attentat, et mène le lendemain à Gaza un raid en représailles à un tir de roquette, tuant une Palestinienne enceinte et sa fillette.


2016 

Le 17 janvier, un Palestinien pénètre dans une colonie israélienne de Cisjordanie et tue une infirmière à coups de couteau. 
Le 8 juin, deux Palestiniens ouvrent le feu dans un quartier animé à Tel-Aviv, tuant quatre personnes. Tel-Aviv avait déjà subi une attaque similaire, le 1er janvier qui avait fait trois morts. L'assaillant, un Arabe israélien, avait été abattu une semaine plus tard.
Fin juin-début juillet, quatre attaques palestiniennes, trois en Cisjordanie et une près de Tel-Aviv, tuent deux Israéliens. Trois assaillants sont abattus.


(Lire aussi : La série TV israélienne « Fauda » : une bonne idée sur le papier, d’infinies maladresses à l’écran)

2017

Le 8 janvier, un Palestinien lance son camion contre un groupe de militaires à Jérusalem, faisant quatre morts. Le chauffeur est abattu.
Le 14 juillet, trois Arabes israéliens tuent par balles deux policiers israéliens dans la Vieille ville de Jérusalem, avant d'être abattus sur l'esplanade des Mosquées. Israël assure que les armes utilisées avaient été cachées sur l'esplanade et ferme pendant deux jours l'accès au troisième lieu saint de l'islam.
Des mesures de sécurité, dont des détecteurs de métaux puis des caméras de surveillance, sont mises en place. Les tensions dégénèrent en affrontements entre manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est --partie palestinienne de la ville occupée par Israël-- et en Cisjordanie. Sous fortes pressions internationales, Israël annonce le retrait des nouvelles mesures de sécurité.
Le 27 septembre, un Palestinien tue trois Israéliens à l'entrée de la colonie de Har Adar, près de Jérusalem, avant d'être abattu. 
Le 30 octobre, 12 membres du Jihad islamique et du Hamas sont tués par la destruction à l'explosif par Israël d'un tunnel reliant Gaza à son territoire.
Le 6 décembre, le président américain Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël et ordonne le transfert de l'ambassade américaine. Sans provoquer l'embrasement redouté, sa décision relance les tensions.


(Lire aussi :  Israël bombarde des installations "souterraines" du Hamas dans la bande de Gaza)

2018  

Le 9 janvier, le rabbin Raziel Shevah est tué par balles près de la colonie de Havat Gilad. Trois suspects palestiniens seront abattus. Deux jours plus tard, deux Palestiniens sont tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Le 5 février, un Israélien est mortellement poignardé par un Palestinien à l'entrée de la colonie d'Ariel. Deux semaines plus tard, deux Palestiniens sont tués près de Rafah, dans la bande de Gaza. 
Le 17 février, Israël mène des raids aériens contre le Hamas à Gaza après une explosion qui a blessé quatre de ses soldats à la frontière. 
Le 16 mars, deux soldats israéliens sont tués et deux autres blessés en Cisjordanie dans un attentat à la voiture bélier commis par un Palestinien. Deux jours plus tard, un Palestinien tue un agent de sécurité dans la Vieille ville de Jérusalem, avant d'être abattu.
Le 30 mars, au moins 16 Palestiniens sont tués par des soldats israéliens dans la bande de Gaza, dont quatre pendant une manifestation le long de la frontière à l'occasion d'un mouvement de protestation pour exiger le "droit au retour" des réfugiés palestiniens.




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