Liban-UE

Aoun réitère son appel à un retour des réfugiés dans des zones sécurisées en Syrie

Michel Aoun s’entretenant avec Johannes Hahn et la délégation qui l’accompagne. Photo Dalati et Nohra

Le chef de l’État, Michel Aoun, a réitéré hier sa position concernant la nécessité d’un retour des réfugiés syriens dans des zones sécurisées de leur pays. Les réfugiés « constituent désormais une menace existentielle pour le Liban, qui ne peut plus supporter leur présence pour une période indéterminée, au vu des répercussions sécuritaires, économiques, sociales et sanitaires de cette présence », a-t-il déclaré devant le commissaire à la Politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, en présence de la chef de la Délégation de l’UE, Christina Lassen.
Il a estimé qu’un « retour des réfugiés dans des régions sécurisées en Syrie, même de façon progressive, est devenue une nécessité, puisqu’on ne peut pas attendre l’aboutissement à une solution politique en Syrie pour le faire ».
M. Aoun a en outre appelé le commissaire européen à « soutenir la position du Liban face aux défis qu’il rencontre, notamment en ce qui concerne les violations israéliennes continues de la souveraineté libanaise ».
Il a par ailleurs demandé à « l’Europe d’ouvrir ses marchés aux exportations libanaises qui répondent aux critères européens, dans le but de renforcer l’accord de partenariat entre le Liban et l’Union européenne ». M. Aoun a enfin annoncé à son interlocuteur que le Liban a lancé « plusieurs programmes de réformes », « renforcé les mesures de lutte contre la corruption » et « voté la loi sur les partenariats public-privé ».
M. Hahn a de son côté assuré à son hôte que l’Union européenne « soutient le Liban dans les différents domaines, notamment sa position concernant le principe de distanciation ». Il a de même confirmé que l’UE participera activement aux conférences de Paris et de Bruxelles.
Il convient de noter que M. Hahn a également été reçu par le Premier ministre Saad Hariri et le chef de la diplomatie Gebran Bassil.


Le chef de l’État, Michel Aoun, a réitéré hier sa position concernant la nécessité d’un retour des réfugiés syriens dans des zones sécurisées de leur pays. Les réfugiés « constituent désormais une menace existentielle pour le Liban, qui ne peut plus supporter leur présence pour une période indéterminée, au vu des répercussions sécuritaires, économiques, sociales...

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