Spécial Orientation professionnelle / Édition 3

Introduction aux métiers du numérique

Secteur du numérique
27/03/2018

Il n’y a pas de doute, nous devons notre monde superconnecté aux métiers du digital qui comptent aujourd’hui près de 80 filières. Dynamique, ce domaine ne cesse d’évoluer et voit de nouvelles professions surgir.
Ces métiers du numérique sont ainsi en plein essor. Ils sont en effet présents dans tous les secteurs d’activité, tels ceux de la santé, de l’éducation, de la finance, de l’industrie, du tourisme ou du transport.
Très prisés, ils recouvrent plusieurs domaines et spécialisations. Malgré la différence dans les appellations et les formations universitaires, il est possible de les classer en six grands domaines.
Ainsi, dans le domaine des sciences informatiques, l’on retrouve diverses spécialités, telles que la programmation pour se former aux métiers de développeur, d’analyste, de designer de logiciels ou de consultant ; le génie logiciel qui permet d’accéder aux postes d’assurance qualité, de testeur, de directeur de projet ou de sécurité logicielle ; le logiciel de réseau qui inclut le travail sur le Cloud.
Dans le domaine du génie informatique, il est possible de se spécialiser en télécommunication, en robotique, en internet des objets (IoT), en sécurité du matériel (security hardware) ou dans la construction des réseaux.
Également dans le numérique, trois domaines ne requièrent pas de connaissances en informatique pure. Il s’agit du domaine créatif du design digital où l’expression artistique et la créativité sont indispensables. Ce domaine permet d’accéder aux postes de designer graphique, d’animateur, de multimédia, de l’Interface utilisateur (UI) ou de l’Expérience utilisateur (UX).
Dans le domaine de la communication et du relationnel, l’on retrouve des postes tels que celui de community manager ou de blogueur.
Le dernier domaine regroupe le e-marketing, la e-publicité et le trafficking, entre autres.

Enfin, le domaine du Big Data est en plein développement aujourd’hui et commence à s’installer dans les entreprises. Parmi ses métiers, citons l’agent de protection des données (data protection officer), le chef de projet data (master data manager), le chef des données (chief data officer) qui s’occupe de la collecte, de la cohérence et de la fiabilité des données, ainsi que le spécialiste des sciences des données (data scientist) qui compte parmi les métiers du futur.
 
Les qualités requises
Les qualités générales et indispensables requises pour les métiers du digital résident dans le fait de « pouvoir se mettre continuellement à jour, ne pas arrêter son apprentissage, ne pas se lasser et ne jamais prendre les technologies pour acquises ». « Il faut douter de soi-même et se questionner avant que les autres ne doutent de vous et vous questionnent », insiste Victor Sauma, directeur de la technologie (CTO) et cofondateur du groupe Intouch, qui a près de vingt ans d’expérience dans la technologie numérique et le marketing. Ainsi, pour ne pas stagner, il faut effectuer de la veille technologique d’une façon constante, être curieux, porter un grand intérêt aux technologies et s’adapter au changement puisque « le marché et la technologie ne nous attendrons pas. C’est nous qui devons les suivre ! ».
Par ailleurs, comme il s’agit d’un travail d’équipe, il faut savoir collaborer, bien communiquer et avoir le sens de l’organisation.
Quant aux informaticiens, ils doivent être de grands travailleurs, aimer la technologie et passer beaucoup de temps devant l’ordinateur. « Donc être des geeks ! C’est un aspect positif en programmation, parce que l’on apprend aux robots à réfléchir », souligne Victor Sauma.
 
Les difficultés et les défis
Le domaine des technologies de l’information (IT) dont font partie le programmeur, l’assurance qualité, le data science, etc. évolue rapidement. « Les demandes et les attentes en termes de technologie sont de plus en plus élevées, note le spécialiste. Comme la compétition a augmenté, il est très normal et acceptable de travailler sous stress, dans un domaine qui valorise le délai de commercialisation, ainsi qu’un rendu finalisé dès la première fois. » Le facteur pression est plus élevé dans le cas de courts préavis par rapport à l’échéance initiale. Pour respecter les délais, il va falloir parfois travailler même la nuit.
Il ne faut pas oublier que dans certains domaines du numérique, l’équipe travaille d’une part avec les investisseurs et les clients, et d’autre part avec des robots ou sur des programmes. « Notre devoir est de concilier entre les humains qui changent d’avis souvent et le robot que nous devons modifier, relève M. Sauma. Nous devons donc adopter une approche moderne de gestion de projets et de développement de logiciels. » Par voie de conséquence, il faut utiliser des technologies et des outils souples qui permettent de s’adapter au changement requis ou souhaité par l’investisseur ou le marché.
Il faut pouvoir également s’adapter au changement des technologies. De plus, lorsqu’on ne les développe pas, « les logiciels se détériorent et perdent de leur valeur, ils expirent », note le cofondateur d’Intouch. « Nous nous trouvons ainsi constamment face à ce besoin d’apprendre, de se mettre à jour et de passer des anciennes aux nouvelles technologies, ce qui n’est pas aussi facile qu’on le pense », souligne-t-il.
 
Les débouchés
Les secteurs de recrutement sont multiples dans le domaine du numérique. Un informaticien diplômé exercera son métier dans des entreprises de services numériques et chez des éditeurs de logiciels.
Comme la tendance actuelle est aux start-up, les diplômés en numérique travailleront sur les applications mobiles, les objets connectés, le e-commerce et le Big Data.
Ils seront également recrutés dans les services informatiques des banques ou des entreprises industrielles et commerciales.
Parmi les métiers les plus recherchés figurent ceux de développeur, d’ingénieur logiciel, ainsi que les métiers des systèmes et des réseaux, les postes de l’Expérience utilisateur (UX), ceux du Big Data et de la sécurité informatique.

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