La banque suisse UBS a trouvé hier un accord incluant une pénalité de 230 millions de dollars avec les autorités judiciaires new-yorkaises, qui l’accusaient de pratiques « fallacieuses » lors de la vente de crédits immobiliers toxiques « subprimes » à l’origine de la crise financière de 2008. Dans un communiqué, le procureur de l’État de New York, Eric Schneiderman, affirme qu’UBS a reconnu avoir enjolivé la qualité de produits financiers RMBS vendus à des investisseurs avant la crise. Les RMBS sont des titres financiers adossés à des prêts hypothécaires risqués que de grandes banques ont vendu à de grands investisseurs et d’autres établissements financiers de petite et moyenne tailles. Les défauts de paiements des ménages ayant contracté les emprunts ont conduit à une cascade de charges et provisions dans le secteur financier mondial et, au final, à la crise de 2008. « Des années après, les New-yorkais ne sont toujours pas complètement remis de l’effondrement du marché immobilier », a déclaré hier M. Schneiderman, expliquant que la valeur des maisons a plongé dans certains endroits, tandis que les propriétés vides s’accumulent dans d’autres zones de l’État. L’accord, qui va éviter des poursuites judiciaires à UBS, comprend 41 millions de dollars pour l’État de New York et 189 millions en différentes aides pour les habitants de l’État.
Économie - Subprimes
Nouvel accord de 230 millions de dollars pour la banque UBS aux États-Unis
OLJ / le 22 mars 2018 à 00h00


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