Claudio Descalzi, le patron du géant pétrolier et gazier italien ENI, s’est déclaré « serein » hier face à des accusations de corruption au Nigeria qui seront jugées le 14 mai par un tribunal de Milan (Nord). « Je suis aussi serein parce que je sais ce que nous avons fait », a déclaré M. Descalzi lors de la présentation du nouveau plan stratégique 2018-2021 à Londres. Quinze personnes physiques et morales figurent parmi les prévenus dans ce procès, dont le groupe italien ENI et son homologue anglo-néerlandais Shell. Seront également jugés, outre l’actuel patron d’ENI, son prédécesseur Paolo Scaroni, d’autres dirigeants et cadres des deux groupes, ainsi que l’ex-ministre nigérian du Pétrole, Dan Etete.
La justice italienne soupçonne le versement de pots-de-vin lors de l’attribution en 2011, pour 1,3 milliard de dollars, d’une licence pour l’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245. Le groupe italien avait récemment exprimé « sa pleine confiance » dans le fait que le procès « confirmera la justesse et l’intégrité de sa conduite ».
Économie - Énergie
Le patron d’ENI accusé de corruption au Nigeria se dit « serein »
OLJ / le 17 mars 2018 à 00h00


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