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Campus

Des étudiants de l’USF à la découverte du système éducatif français

TÉMOIGNAGE
Carole AWIT | OLJ
10/03/2018

« Ce voyage a été, pour chacun de nous, une opportunité unique pour nous former davantage à l’exercice de notre futur métier », affirment à l’unisson Pascal Iskandar, Oriana Melhem et Rita Semaan, étudiants de la faculté de pédagogie de l’Université Sainte-Famille de Batroun, de retour de leur séjour en France. Épaulés par leur université, ces jeunes ont pu profiter de beaucoup de facilités pour suivre, dans la ville de Lille, des stages et des formations dans le but de se familiariser avec le système éducatif français et d’acquérir de nouvelles connaissances en matière de pédagogie. « De mi-janvier à mi-février, nous avons pu apprendre énormément de choses et aller à la découverte d’un nouveau pays et d’une nouvelle culture », s’enthousiasme Oriana Melhem, en 2e année d’études d’orthopédagogie à l’USF qui, comme ses deux camarades, se rendait en France pour la première fois. Logés dans la résidence universitaire de l’Université catholique de Lille, les jeunes Libanais ont partagé leurs journées entre leurs stages dans des établissements scolaires privés comme l’école Sainte-Odile, l’école Sainte-Thérèse et l’école de la Cessoie, et des cours et une formation suivis à l’Institut de formation pédagogique (IFP) du Nord Pas-de-Calais.


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Gagner en autonomie
« Nous avons la chance d’avoir pu bénéficier du soutien sans faille de notre université qui nous a permis d’être logés sur place et de profiter d’un programme riche en apprentissages sans avoir à payer de frais autres que nos billets d’avion et nos dépenses personnelles », note, au nom du groupe, Pascal Iskandar, en 3e année de pédagogie.
Durant un mois, chaque étudiant a pu suivre des stages dans trois établissements scolaires différents et dans des classes allant du primaire au collège. « Grâce à cette immersion, j’ai pu découvrir les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), qui sont des dispositifs collectifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degré en France. Il s’agit d’une grande découverte qui va me servir sans doute dans la pratique de mon métier », explique Rita Semaan, en 3e année d’orthopédagogie à l’USF. Tout comme leur amie, Oriana Melhem et Pascal Iskandar ont profité de ces quatre semaines d’observation en milieu scolaire pour comparer les systèmes éducatifs français et libanais, et relever les points forts et les particularités de chacun. « Nous avons remarqué qu’en France, les élèves en situation de handicap sont pris en charge par une équipe d’enseignants bien formés à l’exercice de leur métier et qui mettent tout en place pour leur permettre d’avancer dans leur apprentissage. Au Liban, des progrès sont encore à faire dans ce domaine », avance Oriana Melhem. « Il faut cependant reconnaître qu’au Liban, l’usage du tableau blanc interactif est de plus en plus répandu dans les écoles. Puisque je savais l’utiliser, j’ai pu, pendant mon stage, aider une enseignante à le manipuler en classe », précise Pascal Iskandar.

Afin de pouvoir se perfectionner davantage, les étudiants libanais ont également pu suivre à l’IFP, organisme rattaché à l’Université catholique de Lille et ayant pour mission la formation initiale et continue d’enseignants, de formateurs, d’animateurs, de cadres socio-éducatifs et de chefs d’établissement, une formation en neuroscience et des cours dans des disciplines variées. « Tout comme les étudiants de licence et de master de l’Institut de formation pédagogique (IFP) du Nord Pas-de-Calais, nous avons assisté à quelques séances de cours de musique, de mathématiques, de physique, d’arts plastiques, d’histoire/géo et de sciences qui nous ont semblé très intéressants », précise Oriana. « Grâce à la formation en neurosciences que j’ai suivie, j’ai pu me renseigner davantage sur les problèmes cognitifs chez un enfant et les conséquences qu’ils peuvent avoir sur son apprentissage », poursuit Pascal Iskandar. Le jeune homme souligne également qu’au Liban, les étudiants bénéficient souvent d’une bonne formation académique, et que les enseignants rencontrés durant son séjour à Lille ont été agréablement surpris par les connaissances dont lui et ses amies ont fait preuve.
 « Je dirais que cette expérience m’a permis, en plus de me cultiver, de gagner en autonomie et en confiance. J’ai appris à vivre un mois loin de ma famille, à découvrir une région de la France dont je ne connaissais pas grand-chose, et j’ai pu y pratiquer intensivement le français. Il s’agit, pour moi, d’une expérience de vie », confie, dans un sourire, Rita Semaan. « Nous avons appris à nous adapter dans une ville que nous n’avions jamais visitée, en utilisant par exemple le métro pour nos déplacements, et à aller plus facilement à la rencontre de l’autre, qu’il s’agisse d’étudiants ou des habitants de la ville », ajoute Oriana Melhem. « Je garde un excellent souvenir des rencontres intéressantes que nous avons pu faire à Lille et de l’excellent accueil qui nous a été réservé partout où nous sommes allés », assure, enthousiaste, Pascal Iskandar. Satisfaits de leur séjour formateur, les étudiants de l’USF sont fiers de pouvoir noter sur leurs CV cette expérience qu’ils jugent bénéfique pour leur parcours professionnel. Cerise sur le gâteau, les trois amis ont pu réaliser un rêve, celui de visiter en touristes Paris et Bruges avant de retourner, les étoiles plein les yeux, au Liban.

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