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Économie - Protectionnisme

Menaces commerciales de Trump : Pékin ne restera pas « les bras croisés »

Le porte-parole de l’Assemblée nationale populaire, Zhang Yesui. Damir Sagolj/Reuters

Le président américain, Donald Trump, a provoqué un tollé international en annonçant la semaine dernière une forte taxation des importations américaines d’acier et d’aluminium, puis en menaçant de « taxes réciproques » les partenaires commerciaux des États-Unis qui réagiraient avec des mesures comparables. Pour la première fois depuis ces attaques, Pékin a agité ouvertement hier de possibles représailles. « La Chine ne veut pas d’une guerre commerciale avec les États-Unis (…) Mais s’ils prennent des mesures nuisant aux intérêts chinois, nous ne resterons absolument pas les bras croisés », a ainsi affirmé Zhang Yesui, porte-parole de l’Assemblée nationale populaire (ANP), lors d’une conférence avant la session annuelle plénière du Parlement.
À l’heure où Washington multiplie les enquêtes et droits antidumping contre le géant asiatique dans de nombreux domaines, des machines à laver aux panneaux solaires, M. Zhang s’est également alarmé d’un possible escalade. « Il est crucial pour chacun de percevoir clairement et objectivement les intentions stratégiques de l’autre partie. Des décisions fondées sur des erreurs de jugement ou des hypothèses erronées (...) peuvent avoir des conséquences qu’aucun des deux pays ne désire », a-t-il insisté. Il reste qu’une enquête antidumping sur le sorgho américain a récemment été ouverte par les autorités chinoises, qui n’excluent pas non plus de cibler les exportations massives de soja des États-Unis.

Aucun pays exempté
Il reste que les menaces chinoises ne semblent pas avoir d’effet pour l’instant sur la décision américaine. Deux responsables américains – le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross (American Broadcasting Company) ; et le conseiller du président pour le Commerce, Peter Navarro – ont ainsi assuré hier sur les chaînes ABC (American Broadcasting Company) et CNN qu’aucun pays ne devrait être exempté des taxes douanières qui seront imposées par l’administration américaine sur les importations d’acier et d’aluminium. Les deux hommes ont également minimisé l’impact que cette mesure pourrait avoir sur le reste de l’économie américaine. Si la Chine est de loin le principal producteur mondial d’acier et d’aluminium, le pays, qui ne fournit cependant qu’une infime partie des importations américaines dans ces secteurs, ne devrait être que marginalement affecté par les nouvelles taxes américaines. Aluminium et acier ne constituent d’ailleurs qu’une petite fraction (autour de 1 % l’an dernier selon les douanes chinoises) des exportations du géant asiatique vers les États-Unis. À l’inverse, les producteurs d’acier canadiens, brésiliens, mexicains, sud-coréens et turcs dépendent fortement du marché américain, littéralement vital pour eux.
Source : AFP

Le président américain, Donald Trump, a provoqué un tollé international en annonçant la semaine dernière une forte taxation des importations américaines d’acier et d’aluminium, puis en menaçant de « taxes réciproques » les partenaires commerciaux des États-Unis qui réagiraient avec des mesures comparables. Pour la première fois depuis ces attaques, Pékin a agité ouvertement hier de possibles représailles. « La Chine ne veut pas d’une guerre commerciale avec les États-Unis (…) Mais s’ils prennent des mesures nuisant aux intérêts chinois, nous ne resterons absolument pas les bras croisés », a ainsi affirmé Zhang Yesui, porte-parole de l’Assemblée nationale populaire (ANP), lors d’une conférence avant la session annuelle plénière du Parlement. À l’heure où Washington...
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