Des fidèles prient devant les portes fermées de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Amir Cohen/Reuters
Des responsables chrétiens ont pris hier la rare décision de fermer l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, site du tombeau du Christ selon la tradition, pour protester contre des mesures fiscales israéliennes. La fermeture de l’église, annoncée par ces responsables religieux sur le parvis de l’édifice lors d’une conférence de presse, a débuté aux environs de midi. Sa durée n’a pas été clairement établie dans l’immédiat, des ecclésiastiques se contentant d’affirmer qu’elle intervenait jusqu’à nouvel ordre. Les autorités israéliennes veulent faire payer des impôts sur certaines propriétés des Églises considérées comme « commerciales ». « En signe de protestation, nous avons décidé de prendre cette mesure sans précédent de fermer l’église du Saint-Sépulcre », ont annoncé devant le site des responsables grecs-orthodoxes, apostoliques-arméniens et catholiques, avant d’en fermer les lourdes portes en bois. Selon eux, de telles mesures israéliennes s’apparentent à « une tentative d’affaiblir la présence chrétienne à Jérusalem ». Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a fait savoir dans un communiqué que la ville comptait récupérer des arriérés d’impôts d’un montant de 650 millions de shekels (152 millions d’euros) sur certaines propriétés des Églises. Il a souligné que le Saint-Sépulcre et toutes les autres églises étaient exemptées de taxes et le resteraient, cette mesure ne touchant que les établissements tels que les « hôtels, salles de réunion et commerces » appartenant aux Églises.
Les responsables chrétiens estiment que ce projet de loi compromet leur travail quotidien, qui inclut non seulement des services religieux, mais aussi sociaux envers les plus démunis.
Source : AFP


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