En Allemagne, les importations ont augmenté de 8,3 % et ont dépassé pour la première fois 1 000 milliards d’euros réduisant ainsi l’excédent commercial. Fabrizio Bensch/Reuters
L’Allemagne a vu son excédent commercial reculer en 2017, pour la première fois depuis huit ans, sur fond d’importations record, ce qui pourrait aider Berlin à contrer les critiques venues notamment des États-Unis. L’an passé, la première économie européenne a enregistré un surplus de sa balance commerciale de 244,9 milliards d’euros (300 milliards de dollars), en léger repli par rapport au sommet de 248,9 milliards d’euros (soit 304 milliards de dollars) atteint un an auparavant, a indiqué hier l’office fédéral des statistiques Destatis. L’institut avait initialement annoncé un solde commercial excédentaire de près de 253 milliards d’euros (soit 310 milliards de dollars) pour 2016. Il s’agit du premier repli de la balance commerciale allemande depuis 2009, en pleine crise financière mondiale. Le pays, traditionnellement très tourné vers les exportations, fait régulièrement l’objet de critiques de ses partenaires commerciaux, dont la France et les États-Unis, qui lui reprochent de ne pas assez importer et donc de ne pas assez contribuer à leur propre croissance. L’an passé, il a de nouveau dégagé des exportations record, en progression de 6,3 % sur un an. Mais les importations ont augmenté de 8,3 % et ont dépassé pour la première fois 1 000 milliards d’euros (soit 1 225 milliards de dollars), réduisant ainsi l’excédent commercial.
Salaires en hausse
L’Allemagne a vendu hors de ses frontières pour 1 279,4 milliards d’euros (soit 1 568 milliards de dollars) de biens, tandis qu’elle en a importé pour 1 034,6 milliards d’euros (soit 1 268 milliards de dollars). « Le Made in Germany est plus demandé que jamais sur la marché mondial », s’est réjoui le directeur général de la fédération allemande de l’industrie BDI, Joachim Lang. « C’est une bonne nouvelle pour les salariés » du pays, où un emploi sur quatre dépend de l’export, et plus d’un sur deux dans le seul secteur de l’industrie, estime-t-il. Aussi importantes soient-elles, les exportations ne sont toutefois plus le seul moteur de l’économie allemande. Les importations jouent de plus en plus un rôle-clé, tirées par les investissements et par la consommation sur fond de carnets de commandes bien remplis dans l’industrie, d’un chômage au plus bas depuis la réunification (5,7 % en 2017) et de salaires réels en progression (de 0,8 % l’an dernier selon Destatis).
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine