Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, aurait refusé une demande émanant de l’administration américaine et visant la fermeture de la Syrian Lebanese Commercial Bank (SLCB) qui opère sur le territoire pour « infraction au code pénal américain », a rapporté hier le quotidien al-Akhbar. Cette filiale libanaise de la banque d’État syrienne Commercial Bank of Syria est visée par des sanctions américaines depuis 2011 pour des opérations impliquant un centre de recherche syrien et une banque nord-coréenne (Tanchon Commercial Bank) dans les années 2000.
Selon al-Akhbar, citant des « sources financières », la requête américaine aurait été formulée par Marshall Billingsley, secrétaire adjoint du Trésor américain pour le terrorisme et l’intelligence financière, lors d’une visite à Beyrouth les 22 et 23 janvier dernier. En plus du gouverneur de la BDL, M. Billingsley avait alors rencontré le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, ainsi que des représentants de l’Association des banques du Liban. Toujours selon al-Akhbar, M. Salamé aurait estimé pour justifier son refus que la SLCB « n’avait pas enfreint la loi libanaise » et ajouté qu’il n’était pas possible pour une banque visée par des sanctions américaines d’effectuer des opérations en devises. Des discussions seraient encore en cours pour trouver un terrain d’entente.
Contactée par L’Orient-Le Jour, la BDL n’a pas fait de commentaires.
Économie - Sanctions
Les États-Unis ont-ils demandé la fermeture de la Syrian Lebanese Commercial Bank ?
OLJ / le 08 février 2018 à 00h00


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