Le Sénat polonais a voté, dans la nuit de mercredi à jeudi, une loi sur l’holocauste destinée à défendre l’image du pays, mais qui a créé une vive controverse avec Israël, les États-Unis et l’Ukraine. Radek Pietruszka/PAP/AFP
Le Sénat polonais a voté, dans la nuit de mercredi à jeudi, une loi controversée sur l’Holocauste destinée à défendre l’image du pays, mais qui a irrité Israël, fait l’objet d’un sérieux avertissement américain et suscité la protestation de l’Ukraine. Pour entrer en vigueur, la loi doit être encore signée par le président Andrzej Duda.
Des responsables politiques israéliens, toutes tendances confondues, ont vivement dénoncé ce vote hier, réclamant une réponse gouvernementale. Le ministre des Transports, Israël Katz, membre du Likoud – parti de droite de Benjamin Netanyahu –, a réclamé que le Premier ministre rappelle l’ambassadeur israélien en Pologne pour consultations. Pour le vice-ministre polonais de la Justice, Patryk Jaki, la violence de la réaction d’Israël serait en partie explicable par des questions de politique intérieure israélienne. Une proposition de loi a été présentée mercredi à la Knesset et a obtenu l’appui de principe de 61 députés israéliens sur 120. Ce texte, présenté par un de ses promoteurs, le député Itzik Shmuli (Union sioniste), comme une réaction à la loi polonaise, introduit une peine de cinq ans de prison pour ceux qui « réduisent ou nient le rôle de ceux qui ont aidé les nazis dans les crimes commis contre les juifs ». Les responsables israéliens s’émeuvent surtout d’un passage où ils voient une tentative de nier la participation de certains Polonais à l’extermination des juifs, voire la possibilité de poursuivre des survivants de l’Holocauste qui évoqueraient de tels cas.
Les États-Unis ont, eux, exprimé leur « inquiétude » quant aux conséquences de cette loi, qui punit par des amendes ou jusqu’à trois ans d’emprisonnement ceux qui attribuent « à la nation ou à l’État polonais » des crimes commis par les nazis allemands en Pologne occupée. Elle risque d’avoir des « répercussions » sur « les intérêts et relations stratégiques de la Pologne, y compris avec les États-Unis et Israël », a mis en garde la porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert, estimant que d’éventuelles divisions entre alliés « ne profiteraient qu’à nos rivaux ». Mme Nauert a appelé la Pologne « à réexaminer la loi à la lumière de ses possibles conséquences sur la liberté d’expression et sur notre capacité à être de bons partenaires ». La Pologne a rejeté ces critiques, tout en souhaitant que ces divergences « n’affectent pas le partenariat stratégique » entre les deux pays.
Pour sa part, le président ukrainien Petro Porochenko a protesté, hier, contre la loi polonaise et des dispositions « absolument biaisées et catégoriquement inacceptables », permettant de poursuivre en justice ceux qui nient les crimes des nationalistes ukrainiens commis entre 1925 et 1950.
Aux yeux des conservateurs au pouvoir en Pologne, il s’agit en priorité d’empêcher qu’on utilise l’expression « camps de la mort polonais » à propos de ceux installés par les nazis allemands en Pologne occupée. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé sur Twitter qu’au contraire, « les auteurs de la loi ont promu dans le monde entier cette vile calomnie comme personne ne l’a fait jusqu’à présent ». À Varsovie, une centaine d’artistes, journalistes et hommes politiques polonais ont signé un appel pour amender le texte et demandé à l’opinion de « maîtriser les émotions, pour le bien commun que sont la vérité et le dialogue polono-israélien depuis un quart de siècle ». Un groupe de Juifs polonais a également publié une lettre ouverte, estimant que la nouvelle loi « peut conduire à pénaliser ceux qui disent la vérité sur les délateurs polonais et les citoyens polonais qui assassinaient leurs voisins juifs ». Elle « limite non seulement la liberté d’expression, mais avant tout conduit à falsifier l’histoire », ont-ils averti.
La Pologne occupée par l’Allemagne nazie fut le seul territoire où les Allemands décrétèrent que toute sorte d’aide aux juifs était passible de la peine de mort. Le site du mémorial Yad Vashem à Jérusalem, dédié à la mémoire de l’Holocauste, recense 6 700 Polonais distingués comme « Justes parmi les nations » pour avoir aidé les juifs sous l’occupation nazie. Mardi, une médaille y a été décernée à titre posthume à trois Polonais reconnus « Justes parmi les nations ». Un porte-parole de Yad Vashem a assuré que la cérémonie était prévue de longue date et que la coïncidence avec la controverse était fortuite.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
faut lire les revues et autres journeaux europeens : SCANDALISES eux aussi par le gouv polonais, accuse de REECRIRE L'HISTOIRE, pr ex.! Plus HYPOCRITES on n'en fait pas. enfin quoi, la dignite, fierte avenir des polonais est moins importante que l'histoire des tueries commises par les nazis? ce crime dont on ns rabat les oreilles avec , en omettant des crimes -presque-aussi violents des israeliens eux memes , les persecutions qui durent depuis 7o ans, benies par la communaute int'l dans sa totalite -ou presque - ! ET CES CONS -ou pas- se demandent comment /pourquoi il y cette haine contre les israeliens, l'occident en general, une haine qui ne fait que se generaliser pour inclure pareil sunnites, chiites et meme chretiens !
11 h 51, le 02 février 2018