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Moyen Orient et Monde - Afrine

Les Kurdes crient leur colère contre Ankara aux funérailles des victimes de l’offensive turque

Des centaines de Kurdes syriens ont crié leur colère hier dans la ville de Afrine contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors des funérailles de victimes de l’offensive turque contre cette région du nord-ouest de la Syrie. Delil Souleiman/AFP

Des centaines de Kurdes syriens ont crié leur colère hier dans la ville de Afrine contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors des funérailles de victimes de l’offensive turque contre cette région du nord-ouest de la Syrie en guerre. « À bas Erdogan », a scandé la foule venue assister à l’enterrement de 16 combattants et huit civils, tués lors des raids aériens menés par Ankara ou sur le champ de bataille.
Civils et combattants s’étaient relayés pour porter les cercueils des 24 victimes, recouverts pour certains du drapeau kurde, du principal hôpital de Afrine vers le cimetière, accompagnés par les cris de colère et les pleurs des proches, a constaté un correspondant de l’AFP.
La Turquie mène, depuis le 20 janvier, une offensive dans la région de Afrine, située à sa frontière avec la Syrie, pour en chasser la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme « terroriste » par Ankara, mais précieux allié de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe État islamique (EI).
Au moins 14 personnes, dont cinq enfants, ont péri dimanche dans les frappes aériennes turques qui visent toute la région, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), portant à 55 le bilan des civils tués depuis le début de l’offensive.
Hier à Afrine, « les frappes aériennes turques se sont intensifiées, avec la poursuite des tirs d’artillerie » dans le nord et l’ouest de cette région, a indiqué l’OSDH, une ONG disposant d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

Colline stratégique
Depuis le début de l’opération, les forces turques et les rebelles syriens qui leur sont alliés ont pris le contrôle de huit localités le long de la frontière, selon l’OSDH.
L’armée turque avait pris dimanche une colline stratégique située dans le nord-est de Afrine, le mont Barsaya, qui domine la région syrienne de Azaz et celle turque de Kilis. Hier, les forces turques fortifiaient leurs positions sur cette colline, érigeant des barricades de terre autour de leurs chars et de leurs blindés, tandis que des opérations de déminage étaient en cours, a constaté un autre correspondant de l’AFP.
Malgré les tensions croissantes entre la Turquie et les États-Unis, deux alliés au sein de l’OTAN, le président Erdogan s’est dit dimanche résolu à élargir l’offensive vers l’est, notamment à la ville de Manbij tenue par les Kurdes, où Washington a déployé des militaires. « La frontière (syrienne) sera nettoyée », a-t-il déclaré.
Ignorant les appels de l’OTAN et des États-Unis à la « retenue », Ankara a même sommé samedi les États-Unis de retirer leurs militaires déployés à Manbij.
Dans une tribune publiée par le quotidien américain The New York Times, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a reproché aux États-Unis « d’armer une organisation terroriste qui attaque » la Turquie, en référence aux YPG.
En Turquie, les autorités ont annoncé hier avoir arrêté depuis le 20 janvier 311 personnes soupçonnées d’avoir fait de la « propagande terroriste » sur les réseaux sociaux contre l’offensive d’Ankara.
Le Parquet d’Ankara a également ouvert une enquête contre l’Union des médecins de Turquie qui avait implicitement critiqué l’offensive et les risques qu’elle posait « pour la santé publique ».
Depuis le 20 janvier, les combats ont coûté la vie à sept soldats turcs, selon Ankara, tandis que 76 rebelles proturcs et 78 combattants kurdes ont été tués dans les affrontements, d’après l’OSDH.

Source : AFP

Des centaines de Kurdes syriens ont crié leur colère hier dans la ville de Afrine contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors des funérailles de victimes de l’offensive turque contre cette région du nord-ouest de la Syrie en guerre. « À bas Erdogan », a scandé la foule venue assister à l’enterrement de 16 combattants et huit civils, tués lors des raids aériens menés par Ankara ou sur le champ de bataille.Civils et combattants s’étaient relayés pour porter les cercueils des 24 victimes, recouverts pour certains du drapeau kurde, du principal hôpital de Afrine vers le cimetière, accompagnés par les cris de colère et les pleurs des proches, a constaté un correspondant de l’AFP.La Turquie mène, depuis le 20 janvier, une offensive dans la région de Afrine, située à sa frontière avec la Syrie,...
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