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Économie

Hariri ordonne au secteur public de baisser de 20 % son budget de 2018

Finances publiques
K.O. | OLJ
24/01/2018

Le Premier ministre, Saad Hariri, a émis hier une circulaire destinée à l’ensemble des administrations, des institutions publiques, des conseils, des autorités et de toutes les personnes morales publiques, dans laquelle il exige que ces derniers baissent de 20 % leurs estimations budgétaires respectives pour l’exercice 2018.
M. Hariri, qui a justifié cette note par la nécessité « de rationaliser les dépenses et de contrôler les finances publiques », a donné un délai de deux semaines pour transmettre les nouvelles versions de leurs budgets prévisionnels au ministère des Finances. Les traitements et salaires ne doivent pas être concernés par cette réduction budgétaire, a toutefois précisé le Premier ministre.
Cette circulaire intervient alors que les délais constitutionnels pour le vote au Parlement du budget de 2018 sont largement dépassés. Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, avait confié il y a quelques jours au quotidien al-Joumhouria avoir transmis un avant-projet de budget au Grand Sérail début décembre. « Le principe de la décision de M. Hariri est louable, mais cela signifie surtout que le ministère devra plancher sur une nouvelle version du budget, qui devra ensuite être discutée en Conseil des ministres, puis en commission parlementaire des Finances et du Budget, avant d’être votée en session plénière. J’espère vraiment que ça se fera avant les élections législatives », a réagi auprès de L’Orient-Le Jour une source partisane ayant requis l’anonymat. En octobre dernier, le Parlement avait voté le budget de 2017 avec plus de dix mois de retard, mais le vote constituait en lui-même une première depuis 2005.
Interrogée sur un quelconque lien entre cette circulaire de M. Hariri et les conditionnalités de la conférence du Cèdre, une source diplomatique a indiqué que « ces conditionnalités n’ont pas encore été clairement définies, mais que le Premier ministre agissait probablement à titre préventif pour pouvoir faire valoir un déficit public prévisionnel inférieur à ceux de 2017 et 2016 ». Selon les derniers chiffres du ministère des Finances, le déficit public a atteint 2 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2017, en baisse de 36,4 % par rapport à la même période en 2016. La conférence du Cèdre se tiendra à Paris en avril prochain et sera consacrée au financement d’un large programme de modernisation des infrastructures libanaises, pour une enveloppe totale de 16 milliards de dollars.

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