Liban

Nouvel an : grande fête populaire dans un lieu symbolique entre tous, la place de l’Étoile

Nouvel An

Pour Saad Hariri, c'est le signe d'une stabilité et d'une sécurité retrouvées.

Fady NOUN | OLJ
03/01/2018

Voulue comme l'enseigne d'une stabilité et d'une sécurité retrouvées, la nuit du Nouvel An a été marquée par une grande fête populaire dans un lieu symbolique entre tous, la place de l'Étoile, qui est aussi la place du Parlement, c'est-à-dire la place des institutions du Liban consolidé.

Bardée d'échafaudages truffés de projecteurs et de haut-parleurs, la place de l'Étoile a réuni une foule bigarrée qui a suivi avec entrain, et malgré les averses persistantes qui ont balayé la place, les vedettes qui se sont succédé sur une scène aménagée pour l'occasion. Un magnifique feu d'artifice lancé à minuit pile a marqué le passage à 2018, illuminant le ciel de Beyrouth de bouquets lumineux dont les pétales multicolores retombaient sur le centre-ville métamorphosé.

Par ce bel effort, le conseil municipal de Beyrouth a tenté, l'espace d'une nuit de fête, de redonner au centre commercial de Beyrouth, avec ses avenues à colonnades et son architecture coloniale, sa splendeur et son luxe. Ces avenues s'étaient vidées durant de pénibles années de chicaneries politiques où des démonstrations à répétition avaient fini de ruiner plus d'un café.

Émergeant du désordre, de la pauvreté et des problèmes insolubles – déchets ménagers, pénurie d'électricité, services erratiques, cherté, corruption administrative –, le Liban a donc cherché à redonner de lui-même, l'espace d'une soirée, « la juste et véritable image » (dixit le ministre du Tourisme), celle d'un pays sûr, dynamique et ouvert à la fête. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps.

 

(Lire aussi : À l’occasion du Nouvel An, des prières pour la paix et la dignité humaine)

 

Bain de foule
Le premier ministre, Saad Hariri, a tenu à s'associer à cette grande célébration, au terme d'une tournée des quartiers généraux de l'armée, des forces de sécurité et de la brigade des pompiers, en état de vigilance maximale.

« C'est le Beyrouth que nous aimons voir, a-t-il lancé aux médias présents, durant son bain de foule. C'est l'image d'un Liban, joyau du Moyen-Orient, que nous voulons brandir et généraliser à l'ensemble du pays. Que tous les Libanais soient heureux en ce jour ! Je suis très fier de cette célébration du Nouvel An! Voilà une nouvelle preuve que la sécurité et la stabilité règnent au Liban. Je rends hommage à l'armée et aux Forces de sécurité intérieure, et à tous ceux qui ont contribué à l'assurer en cette nuit ! »

Auparavant, M. Hariri s'était rendu successivement à la caserne Henri Hélou (Mar Élias), à l'Orphelinat islamique (Tarik Jdidé), au siège de la Sécurité de l'Etat (Jnah), à la caserne Henri Chéhab (Ouzaï), où l'attendait le général Joseph Aoun, commandant de l'armée, au siège de la troisième brigade d'intervention, avenue des Français, et à la brigade des pompiers (la Quarantaine), pour y présenter ses vœux aux forces mobilisées pour la réussite de la soirée du Nouvel An.

Des propos qu'il a tenus devant Farouk Jabre et Khaled Kabbani, respectivement doyen et directeur de l'Orphelinat islamique, prié de dire son avis sur l'avenir du pays, M. Hariri avait répondu : « L'avenir, c'est celui qu'édifieront nos enfants. Assurons-leur tout ce qui est nécessaire pour leur permettre d'édifier l'avenir qu'ils souhaitent. Ce sont eux les bâtisseurs. » « J'espère être à la hauteur du mot papa avec lequel certains de ces enfants m'accueillent », a encore dit le Premier ministre qui, en réponse à une question, a affirmé qu'en 2018, « tout est prioritaire ».

Guidé par le général Imad Osman, directeur général des FSI, qu'il a rencontré à la caserne Hélou, le Premier ministre a visité la salle des opérations de ces forces. Réagissant à une réflexion politique lancée à son passage – « la nouvelle année s'ouvre sur une crise » – M. Hariri a demandé aux Libanais « de positiver », leur rappelant qu'ils ont surmonté « de bien plus importants obstacles ».

 

Le sens du devoir de la troupe
Devant le général Joseph Aoun, le Premier ministre a tenu le discours suivant : « Les défis qui vous attendent sont grands. Les militaires qui sont déployés sur les routes ont également des familles qui les attendent. Nous sommes fiers du sens du devoir dont ils font preuve et avons bon espoir que cette tâche sera accomplie avec succès, comme toujours. Nous avons pleine confiance dans le commandement et dans le professionnalisme de la troupe. Soyez remerciés d'avoir accompagné la stabilité politique d'une stabilité sécuritaire. »
Accompagné du général Aoun, M. Hariri s'est ensuite rendu au siège de la troisième brigade d'intervention, à Manara, qui avait charge de la sécurité des voies routières littorales. Il a clôturé sa série de visites en se rendant à La Quarantaine, où il a été reçu par le colonel Mohammad Halabi, chef de la brigade des pompiers, et les agents de permanence ce soir-là.

 

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Le monde célèbre le passage à 2018

 

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DE CETTE GRANDE ASPIRATION QUE FUT LA REVOLUTION DU CEDRE IL NE RESTE HELAS QUE LA PLACE DE L,ETOILE !

FAKHOURI

Libanais, peuple arabe, écoutez Martin Luther King au lieu de vous entretuer :
"Les airs comme des oiseaux, à nager dans les océans comme des poissons mais nous n'avons pas encore appris à marcher sur terre comme des frères"

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