Le nom de Jia a été rajouté à la liste noire des débiteurs en défaut de paiement ce mois-ci par la justice chinoise qui lui réclame des centaines de millions de dollars de prêts impayés. Photo Reuters
Le flamboyant géant d'internet chinois Jia Yueting, qui avait auparavant affirmé que son entreprise LeEco était à même d'absorber Apple et Tesla, a été sommé de rentrer en Chine par les régulateurs financiers pour répondre des dettes colossales de son groupe. Le nom de Jia a été rajouté à la liste noire des débiteurs en défaut de paiement ce mois-ci par la justice chinoise qui lui réclame des centaines de millions de dollars de prêts impayés. L'agence officielle d'information Xinhua a indiqué que c'était la deuxième fois que les régulateurs lui ordonnaient de rentrer en Chine après qu'il a apparemment ignoré une première injonction. La section pékinoise de la Commission de régulation des marchés « vous ordonne de rentrer en Chine avant le 31 décembre 2017 », pouvait-on lire lundi dans une note de la commission sur son site internet. S'il devait regagner la Chine, après que son nom a été porté sur la liste noire, Jia ne pourrait plus prendre l'avion, des trains à grande vitesse ou séjourner dans des hôtels de luxe. Il pourrait aussi être empêché de quitter la Chine.
Le conglomérat en difficulté avait été fondé en 2004 par Jia en tant que plateforme de « streaming video », mais il s'est ces dernières années lourdement endetté pour engager l'entreprise dans un éventail de nouvelles activités, allant des jeux au sport et aux voitures. Il s'était publiquement engagé à prendre le contrôle d'icônes américaines de la haute technologie et avait lancé l'année dernière à grands frais son entreprise dans la Silicon Valley. Mais à un moment donné, l'année dernière, il a emprunté quelque 1,8 milliard de dollars auprès des banques et des sociétés de courtage en garantissant ces sommes par ses parts dans la filiale de LeEco, Leshi Internet, selon des documents d'investisseurs dont l'AFP a pris connaissance.
Leshi Internet a cessé toute transaction sur ses actions en avril. Il a aussi levé des millions auprès d'entreprises familiales dans le cadre d'accords financiers peu encadrés et investi l'argent dans des entreprises privées détenues par LeEco. Alors que les dettes s'accumulaient cet été, les médias chinois se sont demandé si LeEco n'était pas une sorte de montage financier frauduleux.
Source : AFP


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