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Moyen Orient et Monde - Syrie

Nouveau round de pourparlers à Astana après l’échec de Genève

Sergueï Lavrov recevant Staffan de Mistura, hier, à Moscou. Maxim Shemetov/Reuters

De nouveaux pourparlers de paix entre le régime de Damas et les rebelles syriens se sont ouverts hier à Astana, au Kazakhstan, pour tenter de relancer le règlement du conflit une semaine après l'échec des négociations politiques de Genève.
Ces pourparlers, parrainés par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, et par la Turquie, soutien des rebelles, étaient menés à huis clos hier et doivent déboucher aujourd'hui sur une déclaration finale.
« Nous appelons la Russie, plus que jamais, à faire pression sur le régime en faveur d'un règlement politique » du conflit, a indiqué la délégation de l'opposition dans un communiqué distribué à la presse. L'opposition a indiqué avoir pour objectif à Astana « la libération de tous les prisonniers, le renforcement du cessez-le-feu, en particulier dans les zones de désescalade, la levée des sièges de toutes les villes et les villages, et la délivrance d'une aide à ceux qui en ont besoin ».
Il s'agit du huitième round de négociations entre régime et rebelles à Astana, où le processus de paix se concentre sur les questions militaires et techniques, et se déroule en parallèle à celui, politique et sous l'égide de l'ONU, de Genève.
Le dernier round, fin octobre, s'était achevé sur une proposition russe de réunir une trentaine de forces politiques syriennes de tous bords, mais ce projet de « Congrès national syrien » ne s'est toujours pas concrétisé, bloquant notamment sur la participation des Kurdes qu'Ankara rejette. Une nouvelle série de négociations à Genève s'est achevée la semaine dernière sur un échec, l'émissaire des Nations unies Staffan de Mistura accusant la délégation du régime de « ne pas avoir cherché vraiment à avoir un dialogue » avec l'opposition.

Mistura à Moscou
Staffan de Mistura assistera aujourd'hui aux négociations. « J'ai l'intention d'aller à Astana juste après cette réunion », a-t-il déclaré avant un entretien avec les ministres russes des Affaires étrangères et de la Défense, Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou. À l'issue de l'entretien, le diplomate italo-suédois a par ailleurs annoncé qu'il comptait organiser la prochaine session des discussions de Genève au cours de la seconde quinzaine de janvier.
Le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse TASS, a par ailleurs accusé l'opposition syrienne d'avoir délibérément saboté les négociations de Genève pour nuire au « Congrès des peuples syriens », la conférence de paix qui devait s'ouvrir le 18 novembre à Sotchi mais qui a été repoussée sine die. « Aucune date » n'a pour l'instant été fixée, a répété hier le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Les émissaires du régime, menés par Bachar el-Jaafari, se sont entretenus dans la matinée avec la délégation iranienne, tandis que le Russes ont rencontré à part les Iraniens puis les Turcs, selon l'agence de presse officielle syrienne SANA.
Ces pourparlers se déroulent un peu plus d'une semaine après l'annonce par le président russe Vladimir Poutine du retrait d'une partie des troupes russes déployées sur le territoire syrien, où a été annoncée la « libération totale » du territoire de l'emprise de l'organisation jihadiste État islamique (EI).

Sources : agences

De nouveaux pourparlers de paix entre le régime de Damas et les rebelles syriens se sont ouverts hier à Astana, au Kazakhstan, pour tenter de relancer le règlement du conflit une semaine après l'échec des négociations politiques de Genève.Ces pourparlers, parrainés par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, et par la Turquie, soutien des rebelles, étaient menés à huis clos hier et doivent déboucher aujourd'hui sur une déclaration finale.« Nous appelons la Russie, plus que jamais, à faire pression sur le régime en faveur d'un règlement politique » du conflit, a indiqué la délégation de l'opposition dans un communiqué distribué à la presse. L'opposition a indiqué avoir pour objectif à Astana « la libération de tous les prisonniers, le renforcement du cessez-le-feu, en particulier dans les zones de...
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