La Commission européenne a ouvert hier une enquête contre le Suédois Ikea, numéro un mondial de l'ameublement, qu'elle soupçonne d'avoir bénéficié d'avantages fiscaux indus de la part des Pays-Bas.
Cette investigation est l'une des plus importantes lancée jusqu'ici par Bruxelles à l'encontre d'une multinationale européenne soupçonnée de montages fiscaux.
Bruxelles a en effet fait de la lutte contre l'évasion fiscale l'une de ses priorités. Dans le collimateur de la Commission européenne : Inter ikea, société qui exploite l'activité de franchise d'Ikea. La Commission craint en effet que cette société ait obtenu « des avantages fiscaux, dont ne peuvent bénéficier d'autres sociétés soumises aux mêmes règles fiscales aux Pays-Bas ». Si c'est le cas, ce serait contraire au principe de concurrence, dont la Commission est la gardienne dans toute l'UE. Pour son enquête, Bruxelles va se pencher plus particulièrement sur deux périodes : de 2006 à 2011, puis de 2011 jusqu'à aujourd'hui.
Cette enquête de la Commission fait suite à un rapport publié par les eurodéputés verts en février 2016, dans lequel ils avaient dénoncé « la stratégie de planification fiscale agressive » du géant de l'ameublement suédois.
Économie - Évasion Fiscale
L’UE ouvre une enquête contre Ikea pour avantages fiscaux indus aux Pays-Bas
OLJ / le 19 décembre 2017 à 00h00


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