Liban

Le Groupe de soutien au Liban compte réclamer l’application de la 1559

Dans les coulisses de la diplomatie

La réunion du GISL s'ouvre ce matin au Quai d'Orsay.

08/12/2017

C'est ce matin que doit s'ouvrir au Quai d'Orsay, à Paris, la réunion du Groupe international de soutien au Liban (GISL), convoqué à l'initiative du président français, Emmanuel Macron.

La séance sera ouverte par un discours de M. Macron, dont ce sera la première intervention au Quai d'Orsay depuis son élection. La réunion sera coprésidée par Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, et Amina Mohammad, vice-secrétaire générale des Nations unies, en présence de représentants de l'Allemagne, de la Chine, des États-Unis, de l'Italie, du Royaume-Uni, de la Russie, de l'Union européenne, de la Ligue arabe, du HCR, du PNUD, de la Banque mondiale et du bureau du coordinateur spécial des Nations unies pour le Liban. Beyrouth sera représenté par le Premier ministre, Saad Hariri, qui s'est envolé hier pour la capitale française, et le chef de la diplomatie, Gebran Bassil.

Selon le Quai d'Orsay, l'objectif de cette réunion est que « la communauté internationale réaffirme son soutien au Liban, à sa souveraineté, à sa stabilité et à sa sécurité ». Une formule très politiquement correcte pour dire que la communauté internationale souhaite, sous la houlette de la France, adresser un message fort aux acteurs régionaux, et notamment au Hezbollah, pour qu'ils évitent d'impliquer le Liban dans les conflits régionaux ou d'utiliser la carte libanaise dans des bazars régionaux, relève-t-on de sources diplomatiques en France.

 

(Lire aussi : Le Hezbollah soucieux de maintenir une stabilité politique jusqu’en mai)

 

Après la décision de Saad Hariri de revenir sur sa démission, il était important pour la France, qui avait œuvré avec l'Arabie saoudite, par le truchement de Jean-Yves Le Drian, à dégager la formule sur base de laquelle le gouvernement devait démarrer, de maintenir la pression et de faire comprendre aux parties libanaises et régionales concernées qu'elle a l'intention de veiller au respect de la politique de distanciation par rapport aux conflits régionaux approuvée mardi en Conseil des ministres, dans la mesure où celle-ci constitue un facteur fondamental de la stabilité locale.

Cette pression devrait d'ailleurs être reflétée dans le communiqué final de la réunion, dont la mouture sous étude, a-t-on appris de sources diplomatiques, ne va pas manquer de faire grincer des dents. D'abord parce qu'elle comprend un paragraphe qui insiste sur la nécessité d'une application totale des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la 1559 et la 1701, lesquelles prévoient le désarmement des milices, et ensuite parce qu'elle appelle toutes les parties libanaises à mettre en application la politique de distanciation par rapport aux conflits régionaux conformément non pas à la résolution du Conseil des ministres du 5 décembre, mais à la déclaration de Baabda de 2012, qui stipule expressément la non-ingérence dans le conflit syrien, et que le Hezbollah ne reconnaît pas.

Le texte du communiqué a été élaboré hier au cours d'une réunion qui a duré près de trois heures au Quai d'Orsay, sous la présidence de Jérôme Bonnafont, directeur d'Afrique du Nord-Moyen-Orient au Quai d'Orsay.

 

 

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IMB a SPO

Tout tourne autour de ces deux resolutions 1559 et 1701 - En dehors de celles-ci point de salut - Mais comme la 1559 ne sera pas appliquee......

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

OBLIGER A L,APPLICATION DE LA 1701 ET DE LA 1559...

Yves Prevost

Les résolutions 1559 et 1701 ont été faites pour protéger le Liban. Mais si celui-ci refuse de les appliquer et ainsi se protéger lui-même, que peuvent faire ses amis?

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