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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’ONU suspendue à la venue de délégués du gouvernement syrien à Genève

L'émissaire onusien Staffan de Mistura a annoncé hier au Conseil de sécurité n'avoir toujours pas de confirmation de la venue à Genève des représentants du gouvernement syrien pour de nouvelles discussions aujourd'hui avec l'opposition sur l'avenir du pays.
« Le gouvernement n'a pas encore confirmé sa participation aux négociations à Genève mais a indiqué qu'il nous contacterait très bientôt », a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU, lors d'une vidéoconférence avec le Conseil de sécurité. Plusieurs fois reportées, les négociations doivent débuter formellement aujourd'hui.
« Hier soir, nous avons reçu un message nous indiquant que le gouvernement n'allait pas se rendre à Genève aujourd'hui (lundi). Bien évidemment, nous espérons et nous nous attendons à ce que le gouvernement se mette en route très bientôt. »
« Si les deux parties arrivent à Genève, nous allons pouvoir nous lancer dans des discussions de fond et je l'espère aussi dans des négociations », a poursuivi l'émissaire, en se félicitant de voir la venue en Suisse d'une opposition « unie ». « Nous n'allons accepter aucune condition préalable d'aucune des deux parties », a aussi insisté Staffan de Mistura.
Tous les rounds de discussions à Genève ont buté jusqu'à présent sur le sort à réserver au président Bachar el-Assad. Les Occidentaux, notamment la France et les États-Unis, ne font cependant plus de son départ une condition préalable à un accord de paix. L'opposition syrienne, qui est parvenue pour la première fois la semaine dernière en Arabie saoudite à former un comité unifié pour les négociations de Genève, semble être désormais sur la même ligne et ne réclame plus en préalable qu'il quitte ses fonctions.

Réunion à cinq
Une « réunion préparatoire » des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni – se tiendra aujourd'hui à Genève à l'initiative de Paris, a aussi annoncé Staffan de Mistura. Cette rencontre semble s'inscrire dans une volonté des Occidentaux de reprendre la main sur le dossier syrien face à la diplomatie hyperactive de Moscou, soutenu par Ankara et Téhéran, et ses victoires militaires en soutien de Damas.
Paris plaide depuis des mois pour la création d'un groupe de contact sur la Syrie, sans guère de retour positif jusqu'à présent ni de Moscou ni de Washington.
Staffan de Mistura a aussi précisé que « plus de 200 représentants de la société civile syrienne seront présents à Genève dans les prochaines semaines ». Il y aura également des experts en droits de l'homme pour évoquer les détentions, rapts et disparitions, et des spécialistes constitutionnels. « Nous devons être au plus près des problèmes sur le terrain, c'est indispensable pour les efforts de médiation », a-t-il dit. Après « six ans de guerre et la moitié de la population (ayant) quitté le pays », la « reconstruction devrait nous coûter 250 milliards de dollars », a aussi indiqué Staffan de Mistura. « Il y a une kyrielle d'obstacles, un vaste éventail d'acteurs, des intérêts divergents ainsi qu'un véritable danger de voir un cloisonnement des territoires et une mise en péril de l'intégrité territoriale et de l'autonomie » de la Syrie, a-t-il mis en garde.
Source : AFP

L'émissaire onusien Staffan de Mistura a annoncé hier au Conseil de sécurité n'avoir toujours pas de confirmation de la venue à Genève des représentants du gouvernement syrien pour de nouvelles discussions aujourd'hui avec l'opposition sur l'avenir du pays.« Le gouvernement n'a pas encore confirmé sa participation aux négociations à Genève mais a indiqué qu'il nous contacterait très bientôt », a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU, lors d'une vidéoconférence avec le Conseil de sécurité. Plusieurs fois reportées, les négociations doivent débuter formellement aujourd'hui.« Hier soir, nous avons reçu un message nous indiquant que le gouvernement n'allait pas se rendre à Genève aujourd'hui (lundi). Bien évidemment, nous espérons et nous nous attendons à ce que le gouvernement se mette en route très...
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