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Économie - Brexit

Brexit : Amsterdam et Paris accueilleront les agences de l’UE quittant Londres

Le déménagement de Londres de ces agences européennes est l’un des premiers résultats visibles du Brexit. Justin Tallis / AFP

Amsterdam et Paris ont remporté hier l'accueil des deux agences de l'Union européenne qui vont devoir quitter Londres en raison du Brexit, à l'issue de votes à suspense, conclus par des tirages au sort pour départager les candidats en lice. La capitale néerlandaise accueillera l'Agence européenne du médicament (EMA) et la capitale française l'Autorité bancaire européenne (EBA), contraintes toutes deux de plier bagage après des années passées dans le quartier d'affaires londonien de Canary Wharf.
Conséquence logique de la décision du Royaume-Uni de quitter l'UE, ces deux déménagements ont aiguisé l'appétit des 27 pays qui en resteront membres, intéressés par l'accueil de ces agences, de leurs employés et de leurs familles, avec toutes les retombées économiques associées. Pour éviter que cette concurrence ne compromette l'unité que l'UE s'efforce d'afficher depuis l'annonce du Brexit, les 27 avaient imaginé une procédure de vote très complexe. En coulisses, « il y a eu des marchandages étonnants », selon une source diplomatique, les différents gouvernements tentant de s'assurer le soutien d'autres pays lors du vote d'hier, organisé à bulletin secret en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Élimination de Barcelone
Au total, 19 villes étaient proposées au départ pour accueillir l'EMA et ses près de 900 employés, chargée d'évaluer et de superviser les médicaments. Trois villes s'étaient toutefois désistées avant le vote. La décision finale en faveur de la capitale des Pays-Bas s'est jouée par un tirage au sort, selon une source diplomatique, Amsterdam et Milan ayant reçu le même nombre de points lors d'un troisième tour final.
En Espagne, les conservateurs du Parti populaire au pouvoir et les indépendantistes catalans se sont renvoyé la responsabilité de l'élimination de Barcelone. En France, le mauvais résultat lillois a déclenché des critiques contre le président Emmanuel Macron, notamment de la part de la maire socialiste de la ville, Martine Aubry. Mais la France a remporté l'accueil de l'autre agence en jeu, l'EBA, et de ses quelque 170 employés. A égalité au troisième tour, Paris et Dublin ont dû être départagées par un nouveau tirage au sort – sur un total de huit candidats.
La Commission européenne avait livré fin septembre une évaluation des candidatures, basée sur des critères comme l'accessibilité des sites ou les perspectives d'emploi pour les conjoints. Les États membres étaient libres de voter comme ils l'entendaient. Les candidats avaient mené d'intenses campagnes de communication pour vanter les mérites de leurs villes postulantes. Réagissant à des articles de presse, le gouvernement italien a démenti avoir proposé d'augmenter ses contingents militaires dans les pays baltes comme monnaie d'échange pour favoriser la candidature de Milan.
« Nous pensons qu'au moins une des agences devrait aller dans un État membre récent », avait estimé hier matin le secrétaire d'État tchèque aux Affaires européennes Ales Chmelar, reflétant le point de vue des pays d'Europe centrale. La perspective d'un choix politique faisait également partie des aléas qui inquiétaient les personnels des agences concernées.
(Source : AFP)

Amsterdam et Paris ont remporté hier l'accueil des deux agences de l'Union européenne qui vont devoir quitter Londres en raison du Brexit, à l'issue de votes à suspense, conclus par des tirages au sort pour départager les candidats en lice. La capitale néerlandaise accueillera l'Agence européenne du médicament (EMA) et la capitale française l'Autorité bancaire européenne (EBA), contraintes toutes deux de plier bagage après des années passées dans le quartier d'affaires londonien de Canary Wharf.Conséquence logique de la décision du Royaume-Uni de quitter l'UE, ces deux déménagements ont aiguisé l'appétit des 27 pays qui en resteront membres, intéressés par l'accueil de ces agences, de leurs employés et de leurs familles, avec toutes les retombées économiques associées. Pour éviter que cette concurrence ne...
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