Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, s'est réuni hier avec une délégation de journaliers d'Électricité du Liban. Ces travailleurs étaient venus plaider la cause d'une partie d'entre eux, intégrés aux effectifs du prestataire National Electricity Utility Company (NEUC, groupe Debbas) depuis 2012, et qui affirment ne pas avoir reçu leur salaire depuis octobre.
La CGTL a affirmé son soutien à la cause de ces travailleurs, mais leur a également demandé d'attendre que la situation se décante sur les plans politique et sécuritaire, faisant référence aux récentes tensions survenues dans le sillage de la démission du Premier ministre, Saad Hariri, le 4 novembre depuis Riyad. La délégation a, pour sa part, menacé de se mobiliser si aucune issue n'était trouvée.
NEUC fait partie des trois sociétés –
avec BUS (Butec) et KVA (Arabian Construction Company/Khatib & Alami) – en contrat avec EDL depuis 2012 pour gérer le réseau de distribution d'électricité et la collecte des factures, et qui ont intégré environ 2 000 journaliers d'EDL dans leurs effectifs respectifs en tant que salariés. Le 12 octobre, le Conseil des ministres a accepté de renouveler – pour quatre ans mais avec dix mois de retard – les contrats de BUS et KVA, fixant un délai de deux semaines pour trancher sur le cas de NEUC. Ce délai est désormais suspendu à un règlement de la crise gouvernementale que traverse le pays. La direction de NEUC n'a pas répondu aux sollicitations de L'Orient-Le Jour. Mais selon une source proche du dossier, les retards de paiement de NEUC sont liés à l'incertitude qui règne autour du renouvellement de son contrat.
Économie - Edl
EDL : Les employés de NEUC plaident leur cause à la CGTL
OLJ / le 15 novembre 2017 à 00h00


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