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Le régime a repris Boukamal, la dernière ville aux mains de l'EI en Syrie

Conflit

Le Hezbollah a été "le socle de cette bataille", a annoncé mercredi un commandant de l'alliance soutenant le président Bachar el-Assad.

OLJ/Agences
08/11/2017

L'armée syrienne et ses alliés ont repris la localité de Boukamal, dernier bastion urbain du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé mercredi un commandant de l'alliance soutenant le président Bachar el-Assad.

La reconquête de la ville de la province de Deir Ezzor (est), frontalière de l'Irak, a notamment été menée par des centaines de combattants du Hezbollah et des forces de Mobilisation populaire, puissante milice chiite irakienne armée et entraînée par l'Iran, a-t-il précisé. "Le dernier bastion de Daech, Boukamal, a été libéré", a déclaré cet officier étranger. Le Hezbollah a été "le socle de cette bataille", a-t-il ajouté.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait rapporté un peu plus tôt que des combattants des Hachd al Chaabi (Unités de mobilisation populaire) avaient pour la première fois franchi la frontière pour participer à l'offensive, ce que le porte-parole des miliciens irakiens avait démenti.

L'intervention de plus en plus ostensible de l'Iran et de ses alliés dans le conflit syrien rend furieux les puissances sunnites voisines, dont l'Arabie saoudite qui a accusé ces derniers jours Téhéran de déstabiliser la région.

En pied de nez à Riyad, Ali Akbar Velayati, principal conseiller du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a vanté mercredi lors d'une visite à Alep les bienfaits de la "ligne de résistance" chiite allant de Téhéran à la bande de Gaza en passant par l'Irak, la Syrie et le Liban.

La chute de Boukamal met pratiquement fin à l'existence territoriale de l'Etat islamique, qui ne contrôle plus en Syrie que quelques petites localités et des zones désertiques.

La défaite du groupe jihadiste ne marque cependant la fin du conflit en Syrie, dont le président Bachar el-Assad a promis la reconquête de l'ensemble du territoire, un credo repris mercredi par Ali Akbar Velayati. Les forces gouvernementales syriennes, également appuyées par l'aviation russe, ont désormais face à elles plusieurs groupes armés soutenus par les Etats-Unis et la Turquie, notamment les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui contrôlent plus d'un quart de la Syrie. Une proche conseillère de Bachar el-Assad a déclaré que les troupes américaines et turques présentes en Turquie étaient des forces d'invasion.

 

(Lire aussi : L'EI ne contrôle plus "que 6%" de la Syrie et de l'Irak)

 

Capable de frapper
Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats dans la province de Deir ez-Zor, nombre d'entre eux vivant dans des conditions difficiles dans des camps installés dans le désert. Selon Linda Tom, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) à Damas, quelque 120.00 personnes ont été déplacées ces dernières semaines.

L'EI s'était emparé de la quasi-totalité de Deir ez-Zor et de sa province riche en pétrole en 2014, profitant du chaos engendré par la guerre en Syrie. L'EI ne contrôle plus que quelques villages et petites localités dans la province de Deir ez-Zor, selon l'OSDH.

Ces derniers mois, l'EI a subi revers après revers en Syrie et en Irak où il ne reste désormais aux forces irakiennes qu'à s'emparer de la localité de Rawa et des environs désertiques dans la province occidentale d'al-Anbar, frontalière de la Syrie, pour en finir avec les jihadistes dans le pays.

Mais malgré ses défaites, l'EI parvient à frapper en menant des attentats sanglants. Samedi, au moins 75 civils ont été tués dans un attentat à la voiture piégée commis par le groupe jihadiste dans la province de Deir ez-Zor.

Le conflit en Syrie a laissé le pays exsangue et morcelé entre différents belligérants dont certains étrangers venus en renfort de camps adverses. Il a fait plus de 330.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil.

 

 

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